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Les producteurs de blé et de maïs fauchés par la crise - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 27/04/2010 à 19h48 par laurence.

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Les producteurs de blé et de maïs fauchés par la crise

Les céréaliers et autres producteurs de grandes cultures manifestent aujourd'hui à Paris pour dénoncer la baisse de leur revenu. En 2009, celui-ci aura chuté de 51%, en même temps que le cours du blé s'effondrait de 24%.

Ils n'ont pas la réputation d'être les plus mal lotis du monde agricole. Ils sont pourtant attendus ce matin, à Paris, avec un bon millier de tracteurs pour manifester leur inquiétude. À l'appel de quatorze fédérations régionales des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) soutenues par la FNSEA, 5000 céréaliers et autres producteurs de grandes cultures (lire ci-après) se sont donné rendez-vous place de la Nation pour dénoncer la baisse de leur revenu. Celui-ci aura chuté de 51 % en 2009, confirmant ce qui se dit depuis l'été dernier : l'écroulement des prix n'épargne aucune production.

Vivre pour rembourser

Après s'être envolé en 2007 et en 2008, le cours du blé a chuté, l'an dernier, de 24 % sur le marché mondial. Le prix des charges – engrais, pesticides, mais aussi charges énergétiques ou assurances – n'a, quant à lui, cessé d'augmenter, prenant en tenaille les exploitants. Historiquement bénéficiaires de la politique agricole commune (PAC), les céréaliers connaissent, en outre, leurs premiers déboires européens. En 2009, la France décidait qu'à compter de 2010, une partie des aides communautaires serait redistribuée en faveur des secteurs les plus en souffrance, tels que l'élevage ovin ou encore l'agriculture bio. Les grandes cultures, elles, perdraient environ 75 euros d'aides à l'hectare.

Au printemps dernier, les céréaliers manifestaient leur mécontentement jusque sous les fenêtres de leur propre syndicat – la FNSEA – qui avait cosigné la mesure. Moins directe, la contestation demeure. « Nous ne nions pas qu'une redistribution était nécessaire, mais elle s'est faite au pire moment », explique Christophe Buisset, président de la FRSEA Picardie. « Nous sommes pris dans le cercle vicieux de la volatilité des prix : même lorsque les rendements sont bons, nous n'arrivons pas à nous en sortir. »

Si les plus grosses exploitations continuent à tirer leur épingle du jeu, les plus petites souffrent d'autant plus qu'elles combinent bien souvent culture et élevage, secteur lui aussi rudement affaibli. « Dans la Somme, mon département, la moitié des céréaliers font également du lait... », souligne Christophe Buisset.

Les jeunes agriculteurs, enfin, cumulent tous les travers. « Nous devons encore rembourser notre outil de travail », explique Thierry Lahaye, du syndicat Jeunes agriculteurs (JA, affilié à la FNSEA). « Pour rentrer dans nos frais, la tonne de blé devrait nous être payée près de 140 euros. Or, elle ne vaut plus qu'environ 105 euros. »

Un cercle vicieux

Restent les revendications. Alors que le ministre de l'Agriculture réunit aujourd'hui un comité de suivi des céréales promis en février dernier, les FRSEA exigent une baisse des charges fiscales et un allégement de leurs cotisations sociales.

Les contraintes environnementales – réduction des pesticides, couverture hivernale des sols – sont elles aussi dans leur ligne de mire, elles sont jugées trop lourdes à assumer et néfastes à leur compétitivité sur le marché mondial.

Les céréaliers exigent également le retour à la politique de stockage, abandonnée dans le cadre de la PAC, laquelle permettrait de mieux juguler la volatilité des prix. Ils demandent, pour finir, un renforcement des aides à l'exportation. Une mesure qui, certes, offrirait un débouché à leurs productions, mais dont on a vu, par le passé, qu'elle contribue à l'effondrement des prix agricoles sur les marchés internationaux. Vous avez dit cercle vicieux ?

Pour lire l'article cliquer ici

Par Marie-Noëlle Bertrand - Source : humanite.fr

Information recueillie par Laurence

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

      

 

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