Les poumons verts du Grand Sud - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 27/09/2009 à 19h35 par Jacques.


LES POUMONS VERTS DU GRAND SUD

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Les poumons verts du Grand Sud

Information sélectionnée par Jacques

Les Pyrénées ariégeoises rejoignent les causses du Quercy, les Grands causses et le Haut-Languedoc dans le cercle très fermé des parcs naturels régionaux. On en compte quatre en Midi-Pyrénées, six dans le Grand Sud. Ce « label » décerné par le Premier ministre pour une période de douze ans impose des règles strictes en matière de revitalisation rurale et de développement durable.

À l'heure de l'inauguration du parc ariégeois, à l'heure aussi où la fédération nationale réunie en congrès confirme ses craintes et ses exigences, les parcs régionaux rappellent leur mission : demeurer des environnements préservés et authentiques, où le public va se dépayser et se ressourcer. Mais les Pyrénées catalanes ou ariégeoises ne sont pas une carte postale figée. Un parc naturel régional est un territoire habité totalement accessible, où une population travaille à l'année, où des activités économiques s'organisent, où de nouvelles filières sont dynamisées, où le tourisme est plus qu'ailleurs soucieux de bonnes pratiques.

Derrière les symboles et les emblèmes, de l'isard au gypaète barbu, du grand tétras au lys des Pyrénées, il y a des hommes, une histoire, une culture, un patrimoine bâti et des paysages. En Midi-Pyrénées, l'ensemble de ces parcs couvre 850 000 ha, le cinquième de la superficie régionale. Mais l'actualité vient confirmer la fragilité de ces territoires. Le président de la fédération nationale, Jean-Louis Joseph, craint que le passage en force du projet de loi sur le Grand Paris remette en question les chartes régissant les parcs nationaux franciliens. Ce risque pèse sur l'ensemble des parcs régionaux qui n'ont vu le jour qu'au bout d'un processus de concertation complexe et minutieux. Demain, avec les projets de métropoles, on peut très bien déposséder les habitants d'un projet de territoire qu'ils ont eux-mêmes initié et accompagné.

Martin Malvy : « Il faut aller plus loin »

Martin Malvy, président du conseil régional Midi-Pyrénées nous dit les enjeux des parcs naturels.

Dépêche du Dimanche.- Un parc naturel, ça apporte quoi à la Région ?

Martin Malvy.- Nous avons en Midi-Pyrénées quantité de territoires remarquables. C'est une chance et une responsabilité. Beaucoup ont été préservés. Ils sont néanmoins menacés. Un Parc naturel régional, c'est la concrétisation de cette prise de conscience. Avec le Parc des Pyrénées ariégeoises, Midi-Pyrénées devient la première région de France pour la superficie classée en Parcs naturels régionaux. Un million d'hectares ! Les Parcs sont régionaux. Ils relèvent des politiques régionales. Nous préparons le cinquième sur l'Aubrac.

DDD.-N'y a-t-il un risque de faire de ces parcs des sanctuaires figés ?

M.M.- Pas du tout! Ces parcs sont tournés vers un développement doux et durable. Avec les conseils généraux, avec l'Etat, nous proposons à ces parcs des contrats et des aides leur permettant de concrétiser leurs projets. Cela concerne l'accueil d'activités économiques, les productions agricoles et leur transformation, le tourisme, les services de proximité, le développement des commerces et de l'artisanat, la biodiversité, la protection des sites, la lutte contre les pollutions, l'aménagement des espaces publics. Depuis le début de ces contrats, sur les trois premiers Parcs Midi-Pyrénées, nous avons soutenu 937 projets. La Région apporte 25 % des aides publiques. On en voit maintenant les résultats.

DDD.- Comment expliquer alors le malaise du monde rural confronté à la disparition des tribunaux, des gendarmeries, de la Poste ?

M.M.- Vous parlez-là du démantèlement progressif des services publics nationaux. Il est bien réel et pas seulement dans le monde rural frappé par ailleurs par une crise agricole sans précédent. Aujourd'hui, sa plus grande fragilité provient de l'ignorance dans laquelle sont un certain nombre de décideurs nationaux, des réalités de nos territoires. Par esprit de système - et le projet de réforme des collectivités est inquiétant à ce titre -, ils sapent un à un les piliers de la solidarité entre urbains et ruraux. Les attaques contre les Pays qui sont dans le projet de réforme des collectivités en sont une illustration.

DDD.- Mais les élus locaux ont-ils encore des marges de manoeuvre ?

M.M.- J'ai reçu les élus responsables de Pays et des Parcs naturels régionaux. Nous constatons que nous avons réalisé 7 000 actions qui ont changé nos territoires. C'est considérable ! Il faut encore aller plus loin, en créant des services de proximité dans tous les territoires, comme les maisons de santé, les commerces multiservices, des lieux d'accueil pour la petite enfance, des espaces d'accès à internet. Et pourtant, les budgets deviennent de plus en plus serrés. L'Etat se désengage et les financements européens qui baissent ne sont plus réservés aux territoires les plus en difficulté.

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