Les poubelles radioactives ! BURE la préférée .... - L'atelier

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 07/02/2010 à 23h18 par Jacques.


LES POUBELLES RADIOACTIVES ! BURE LA PRÉFÉRÉE ....

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Les poubelles radioactives ! BURE la préférée ....

Sur le territoire de la commune de Bure est implanté le Laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne destiné aux recherches sur le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde.

Ce laboratoire souterrain est exploité par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. La commune de Bure accueille également le bâtiment (ancienne ferme en cours de rénovation) de l'association Bure Zone Libre, opposée au laboratoire et aux projets de stockage géologique.

Des études effectuées sur le site de Bure dans la Meuse, destiné à accueillir un laboratoire pour l'enfouissement de déchets radioactifs, viennent d'être rendues publique par leurs auteurs, Jacques MULLER, géologue et directeur de recherche au CNRS et André MOUROT, géophysicien. Les conclusions des 2 chercheurs sont éloquentes, non seulement BURE est situé sur une faille majeure transcontinentale active, mais de plus, tout le massif local est constitué d'un réseau de failles multiples, voie de pénétration pour l'eau.

Si l'eau est pompée pendant la phase actuelle de creusement du centre, même étanchées artificiellement comme prévu, les galeries du centre de stockage souterrain finiront fatalement par être atteintes par l'eau. Ainsi, pour les collectifs d'opposants à Bure, en mettant en oeuvre l'enfouissement, on programme la contamination irrémédiable des nappes phréatiques attenantes et de graves questions se posent :

- pourquoi l'ANDRA (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a-t-elle masqué sciemment certaines failles sur les cartes et manipulé celles-ci ?

- pourquoi les autorités locales et nationales cautionnent de telles méthodes ?

De plus A. Mourot rappelle que la zone est active avec 4 à 5 séismes (pas très importants, mais suffisant pour faire évoluer les failles) dans les 14 dernières années. Aussi pour J. MULLER et A. MOUROT, il faut stopper d'urgence la construction de ce laboratoire, qui n'apprendra rien sur la géologie du terrain.

La nature du sous-sol ne se prête manifestement pas au stockage de déchets nucléaires à très longue toxicité qui se prépare à BURE. Aucun sous-sol au monde ne peut accueillir ni confiner, en totale sécurité, de tels éléments contaminants sur des centaines et milliers d'années.

Suite à ces révélations, les collectifs d'opposants à BURE exigent des contre-expertises réellement indépendantes sur le chantier afin qu'émerge enfin la vérité sur le projet d'enfouissement et que celui-ci soit définitivement stoppé.

La migration du plutonium

La région de Bure est un énorme réservoir d'eau. Il y pleut en moyenne 1100 millimètres d'eau par an, la quantité d'eau emmagasinée dans les pores des roches se chiffre en milliards de mètres cubes et l'eau est restituée en surface vers l'aval du bassin versant. Cette eau, grâce aux failles va pouvoir circuler dans le centre de stockage et emporter avec elle des radio-nucléides. Où vont-ils aller ?

Le parcours des eaux quittant le plateau de l'Ornois par de nombreux cours d'eau (la Saulx, l'Orge, le Buro, l'Ornain, l'Ormançon, le Rongeant etc...). prendra un chemin vers la Marne puis la Seine et la mer. Si ces eaux sont polluées par les radionucléides - et elles le seront malheureusement - la pollution sera généreusement distribuée aux habitants de la région parisienne et de toute la partie aval. On pourrait leur demander leur avis.


Source : mthandreorange.over-blog.fr

Info sélectionnée par Jacques

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........