Les politiques sont-ils intelligents ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/10/2011 à 13h38 par Kannie.


LES POLITIQUES SONT-ILS INTELLIGENTS ?

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Les politiques sont-ils intelligents ?

 

Jean-Michel Muglioni reprend ici un thème constant de la tradition philosophique : l'inséparabilité de l'affectif et de l'intellectuel.

Le développement de l'intelligence est lié à celui des passions. Dans une société qui a pour seule finalité l'argent, il est inévitable que les meilleurs esprits finissent par ne plus rien comprendre à rien, et que les cerveaux les plus adulés témoignent d'une sottise dont le plus humble des hommes aurait honte. Cette sottise n'est pas un accident mais révèle la vraie nature de leur pensée.

Les publicités nous instruisent non sur ce qu'elles vantent mais sur la représentation que leur inventeur a de son public.

De même le discours des politiques montre assez bien quelle idée ils ont de leurs électeurs, et généralement leur mépris du peuple. Mais leur prestation est plus encore révélatrice de leur véritable être, alors même qu'elle est destinée à le cacher.

(...)

Le fourbe paraît d'une intelligence supérieure et séduit, mais il n'est pas intelligent ; que son étrange habileté lui permette d'accéder au pouvoir suprême prouve l'aveuglement de ses complices et non sa clairvoyance.

Ce naufrage de l'intelligence n'est pas un accident. Nous sommes en effet ce que font de nous notre mode de vie, c'est-à-dire d'abord les plaisirs et les peines qui déterminent ce que nous désirons ou ce que nous craignons, et nos vertus intellectuelles dépendent autant de nos moeurs que nos vertus morales : l'intelligence n'est pas la même selon qu'elle est animée par l'amour de la vérité ou sert l'avarice.

Elle devient sagesse ou fourberie selon la nature de nos passions et d'abord selon la manière de vivre qui nous est imposée dès l'enfance (1).

Ainsi, dans un monde où l'argent est le plus grand des biens, les hommes n'ont pas la même façon d'être et de penser que si autour d'eux la passion dominante est la guerre ou l'industrie : les fils de famille préfèrent la bourse ou les affaires non seulement au métier des armes mais à l'Académie des sciences ou à la magistrature ; les vocations deviennent rares.

 
(...)
 

Notes

(1) Il est parfaitement vain d'attendre quelque vertu morale ou intellectuelle dans un monde sans loi où le libre jeu des passions est considéré comme le moteur de la prospérité. Il est même indigne d'exiger de la jeunesse la moindre honnêteté quand l'unique fin qui lui est officiellement proposée est l'enrichissement. On comprend qu'une république organise à l'école une instruction civique et morale. Un Etat dont le principe est l'argent ne peut le faire sans ridicule aux yeux des élèves eux-mêmes. Les maîtres d'école ont perdu toute autorité, à plus forte raison s'ils doivent enseigner la morale. Pour la même raison aucune autorité politique ne peut plus être reconnue.

 

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de Jean-Michel Muglioni, publié par mezetulle.net

 

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Auteur : Jean-Michel Muglioni

Source : www.mezetulle.net