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Cette actualité a été publiée le 17/11/2009 à 21h37 par Tanka.


LES PEUPLES AUTOCHTONES, PREMIÈRES VICTIMES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

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Les peuples autochtones, premières victimes du changement climatique

Information recueillie par Tanka.

Les peuples autochtones subissent déjà les aléas du climat et pourraient voir leurs modes de vie traditionnels bouleversés.

"Les peuples indigènes sont les moins responsables des problèmes planétaires résultants du changement climatique mais seront presque certainement ceux qui en subiront le plus les conséquences". C'est ce qu'a constaté en avril dernier Patricia Cochran, présidente de la Conférence Inuit circumpolaire, à l'occasion du sommet des peuples autochtones.

Aux quatre coins du monde, ceux qui représentent 6% de l'humanité subissent en direct le réchauffement climatique, avec des conséquences différentes selon leurs modes de vie. Voici cinq exemples, pour mieux comprendre.

Peuples de l'Himalaya: trop d'eau, mais pas pour longtemps

Entièrement dépendants de l'écoulement des eaux des glaciers, les peuples autochtones pourraient voir leur quotidien bouleversé si la fonte s'accélérait. L'Himalaya, surnommé "le château d'eau de l'Asie", fait vivre des millions d'agriculteurs sur ses flancs, au rythme des écoulements saisonniers.

Avec le réchauffement climatique, l'eau deviendra plus abondante, au risque de faire déborder des lacs et de générer inondations et glissements de terrain, qui pourraient s'avérer dramatiques pour les populations. La faune et la flore seront modifiées par l'humidification des sols, ce qui impliquera un changement dans les modes d'alimentation. Mais le surplus d'eau ne sera que le premier effet du réchauffement climatique: à terme, les glaciers risquent de disparaître. Et l'eau avec.

Peuples de l'Amazonie: sécheresses et incendies

Déjà gravement touchés par la déforestation, les peuples de l'Amazonie en subissent désormais les conséquences indirectes avec le réchauffement climatique. Les sécheresses se multiplient, avec un pic en 2005 qui a laissé certains peuples isolés sans aucun accès à l'eau – et bien sûr, sans moyen de communication ou de transport. S'ajoutent à cela des incendies de plus en plus fréquents, qui risquent de devenir plus récurrents encore avec le remplacement de la forêt par la savane.

Peuples nomades d'Afrique de l'Est: le bétail en danger

Le GIEC prévoit, dès 2020, une augmentation des températures, mais aussi des précipitations, qui seront plus importantes lors de la saison des pluies. A première vue, les nomades du Kenya, de l'Ouganda et du nord de la Tanzanie pourraient en bénéficier: les pâturages de la saison sèche seront plus abondants et ceux de la saison humide dureront plus longtemps.

Mais parallèlement, d'autres difficultés pourraient voir le jour. A commencer par la perte de bétail due à la chaleur. Les pâturages, plus arrosés, pourraient être transformés en terres agricoles. Les nomades pourraient aussi souffrir des inondations, qui se multiplieront. Enfin, les maladies, qu'elles soient humaines ou animales, vont sans doute se répandre plus vite, plus loin et plus longtemps avec ces nouvelles données climatiques. Elles risquent de faire des ravages parmi les peuples nomades.

Peuples de l'Arctique: recul de la banquise

Le village eskimo de Newtok, en Alaska, est devenu emblématique des problèmes engendrés par le réchauffement climatique chez les peuples de l'Arctique. La fonte de la glace et l'intensification du courant du fleuve ont forcé les habitants de Newtok à se déplacer dans un lieu plus élevé en altitude. Plus généralement, l'amincissement et le recul de la banquise ont pour effet de réduire le potentiel de chasse. Mais aussi d'ouvrir de nouvelles voies pour le passage des bateaux: à l'avenir, l'activité économique de ces peuples pourrait s'en trouver bouleverser. D'autant que cette nouvelle accessibilité risque de multiplier le nombre de touristes.

Mais avant tout, le socle de nombreux peuples de l'Arctique est d'ores et déjà en péril: les rênes ont de plus en plus de mal à accéder au lichen, leur aliment de base. Le nombre des bêtes a déjà chuté, et c'est tout un mode de vie qui viendrait disparaître avec elles. Pour y remédier, certains en viennent à donner du fourrage aux bêtes. Une solution bien trop chère et qui n'est pas viable économiquement.

Aborigènes d'Australie: déplacements de population

Les Aborigènes souffrent déjà de nombreux maux. Problèmes de santé plus courants que chez les autres Australiens, alcoolisme, taux de suicide élevé, mortalité infantile... Le réchauffement climatique risque fort d'aggraver la situation, et d'ajouter de nouveaux problèmes à cette liste déjà longue.

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