Les OGM traqués par l'UFC - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 09/11/2010 à 21h08 par Jacques.


LES OGM TRAQUÉS PAR L'UFC

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Du maïs, de l'huile de soja ou de colza issus de plantes génétiquement modifiées. L'UFC-Que choisir a fondé, le 20 octobre dernier, une commission OGM pour informer les consommateurs.

Le soyo chéri par les Calédoniens est-il fabriqué à partir de soja génétiquement modifié ?

Une question qui fait froid dans le dos puisqu'il est utilisé localement presque quotidiennement par bon nombre de consommateurs.

Pourtant, elle mérite d'être posée au regard d'une seule information : 55 % de la production mondiale de soja est issue d'une production génétiquement modifiée.

Devant le maïs, qui représente un tiers de la production mondiale, le coton, et le colza.

Sur le Caillou, la question des OGM n'est jamais abordée ou presque. L'association UFC-Que choisir vient de créer une nouvelle commission chargée de réaliser une étude sur les OGM en Calédonie.

« Le but est déjà de repérer ces produits importés ou utilisés localement dans l'agriculture ou l'élevage, annonce Michel Davarend, président de l'association.

L'idée est ensuite de faire de la formation, d'expliquer ce que sont les OGM, car les gens ne le savent pas. »

Première étape : identifier les OGM et informer les consommateurs.

Et la tâche s'avère ardue ne cache pas Frédéric Guérin, responsable de cette commission à laquelle participent des agriculteurs et des membres d'Ensemble pour la planète : « C'est uniquement en Europe qu'il existe un étiquetage obligatoire quand un produit contient plus de 0, 9 % d'OGM.

On peut espérer avoir confiance dans les produits européens. Quoique ce n'est pas parce qu'un produit est confectionné dans cette partie du monde que l'étiquetage suit, c'est surtout quand il est vendu au sein de l'Union européenne que c'est précisé. »

A cette subtilité s'ajoute le fait qu'aucune réglementation ne serait étendue à la Calédonie.

Frédéric Guérin, consultant en agriculture biologique a déjà commencé à repérer quelques produits sur les étals.

Comme une huile de soja produite à Bordeaux qui, à l'arrière de la bouteille, affiche sa provenance OGM. « J'ai aussi repéré une autre huile belge, premier prix dans un magasin de Bourail.

Le problème, c'est que les produits OGM sont souvent aussi les moins chers. »

Si pour les produits européens, une étiquette peut signaler la présence OGM, que penser des autres denrées importées des Etats-Unis (où se situent le plus grand nombre de surfaces agricoles de plantes génétiquement modifiées, N.D.L.R), d'Australie, de Nouvelle-Zélande ou encore d'Asie, dont nos rayons sont remplis sous toutes leurs formes : conserves, huiles, sauces, surgelés ?

Pour ceux-ci, aucun moyen ne permet de certifier qu'ils en contiennent ou non. A part recouper les informations. « J'ai rencontré Greenpeace en Australie, argumente encore le responsable de la commission OGM. Là-bas, ils produisent pas mal d'huile de colza génétiquement modifié comme du coton. »

Selon Frédéric Guérin, la sauce soyo « made in Singapour » a aussi l'air louche. « Il y a des gros doutes sur une partie des soyos en vente sur le marché calédonien. Ils pourraient contenir des OGM. »

Autant dire que la commission OGM de l'UFC-Que choisir a du pain sur la planche. Pour mener à bien son enquête, ses membres vont écrire à tous les distributeurs, les importateurs, aux marques repérées, sans oublier les agriculteurs.

« Pour vérifier si des cultures plein champ OGM existent ici, mais aussi savoir si l'alimentation animale en contient. »

Tout reste donc à faire. L'association compte se laisser quelques mois pour boucler son étude avant de la transmettre aux autorités.

« A elles d'agir ou non. Notre objectif est juste d'informer, car tout consommateur a le droit de savoir. »

Pour en savoir plus sur la situation planétaire
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Auteur : Catherine Léhé

Source : www.lnc.nc