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Cette actualité a été publiée le 11/02/2012 à 13h31 par Tanka.


LES OGM FONT MIEUX QUE DE LA RÉSISTANCE

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Les OGM font mieux que de la résistance

 
Ils n'ont toujours pas conquis l'Europe, où la méfiance reste globalement de mise, mais ont gagné du terrain dans le reste du monde. N'en déplaise aux écologistes, la mort des OGM n'est assurément pas pour demain.

+ 8 %, soit 12 millions d'hectares supplémentaires, en un an. La progression est notable, et les plants transgéniques couvraient fin 2011 une surface globale de 160 millions d'hectares, dixit le rapport annuel de l'ISAAA, le service international pour l'acquisition d'applications biotechnologiques.

De quoi hérisser le poil de leurs adversaires, plus nombreux et efficaces sur le Vieux Continent qu'ailleurs. Car s'ils n'ont été cultivés que sur 0,1 % des terres arables en Europe (NDLR : ce qui représente un peu plus de 114 000 hectares, dont... 97 000 en Espagne), où leur développement n'a plus lieu d'être aux yeux du géant allemand de la chimie BASF et « où les questions (autour de ce sujet) ne sont pas liées à la science et à la technologie, mais à des considérations de nature politique et influencées par des vues idéologiques de groupes activistes », le taux de croissance des OGM a atteint l'an passé 11 % dans les 19 pays du Sud qui ne leur ont pas fermé la porte. « Les pays en développement (PED) ont démontré en 2011 un véritable appétit pour les cultures biotechnologiques », résume l'ISAAA, pour qui les surfaces cultivées en OGM dans ces États pourraient même dépasser celles des pays industrialisés d'ici la fin de l'année.

« Il y a environ 150 millions d'hectares disponibles pour une adoption éventuelle des OGM », dont 30 millions rien que dans l'Empire du Milieu, souligne également l'ISAAA. La méfiance des populations à l'endroit du riz transgénique et les réserves de certains experts reconnus pourraient toutefois conduire à une suspension de sa commercialisation, comme évoqué dans ces colonnes en octobre dernier. Reste que la hausse de la demande en viande, conséquence directe de l'amélioration du niveau de vie des classes moyennes, risque fort de déboucher sur une augmentation parallèle de la demande en cultures fourragères.

Leadership américain

En attendant, les États-Unis, où le mastodonte national Monsanto exerce un lobbying particulièrement actif et autrement plus fructueux qu'en Europe, demeurent le premier producteur mondial de culture biotechnologiques avec 69 millions d'hectares dédiés, c'est-à-dire 43 % des cultures mondiales. Les dommages collatéraux observés dans de nombreux États du pays – la prolifération d'une déclinaison « mutante » de l'Amaranthus Palmeri capable de résister à tous les traitements par exemple – n'y changent rien : l'Oncle Sam conserve une avance conséquente sur le Brésil (30,3 millions d'hectares), où la surface des cultures OGM a néanmoins crû de 20 % l'an passé, ce qui fait de lui le nouveau « moteur de croissance des cultures biotechnologiques », estime l'ISAAA.

En Asie, outre la Chine, l'Inde est considérée comme l'autre fer de lance de leur développement, statut officieux attribué à l'Afrique du Sud sur le continent noir. Avec 2,3 millions d'hectares affectés aux plants transgéniques, la patrie de Nelson Mandela écrase il est vrai la concurrence en Afrique, où hormis elle seuls le Burkina-Faso (0,3 million d'hectares) et l'Égypte (0,1 million d'hectares) accueillent aujourd'hui des OGM. Les essais effectués au Kenya, au Malawi, au Nigeria et en Ouganda donnent cependant à penser que cette situation ne s'inscrira pas dans la durée.
 

Un article de Guillaume Duhamel, publié par Zegreenweb
 

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Auteur : Guillaume Duhamel

Source : www.zegreenweb.com