Les océans tels que nous ne les connaissons pas - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/04/2010 à 21h45 par frederic.

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Les océans tels que nous ne les connaissons pas

Une étude, inscrite dans le projet Census of Marine Life (« recensement de la vie marine »), révèle que les profondeurs de l'océan abritent une quantité phénoménale de micro-organismes inconnus, dont une colonie de bactéries de la taille de la Grèce, tapie au fond du Pacifique.

Etalé sur 10 ans, ce programme d'étude qui regroupe plus de 2 000 biologistes de 80 pays, représente « un énorme champ de recherche pour la prochaine décennie » et doit prendre fin en octobre 2010.

Selon l'étude, le nombre d'organismes unicellulaires dans les océans du monde est estimé à un «nonillion» -soit 1.000.000.000.000.000.000.000.000.000.000 (1 suivi de 30 zéros) !- et leur masse cumulée équivaudrait à celle de 240 milliards d'éléphants d'Afrique !

« L'ampleur des découvertes du recensement n'a été aussi importante dans aucune autre catégorie de la vie marine », a déclaré Mitch Sogin, du Laboratoire de biologie marine de Woods Hole, dans le Massachusetts, qui dirige la partie du projet consacrée aux micro-organismes.

Les recherches effectuées par le collectif de laboratoires ont en effet permis de découvrir l'existence d'une quantité de microbes inconnus, de zooplancton, de crustacés, de vers, dont l'existence constitue le socle de toute la vie marine.

99% d'espèces inconnues

Parmi les plus grands regroupements du monde vivant figurent des tapis de bactéries géantes multicellulaires qui recouvrent le fond de l'océan au large du Pérou et du Chili.

« Parfois, les pêcheurs n'arrivent plus à remonter leurs filets du fond, parce qu'ils contiennent plus de bactéries que de crevettes. Nous avons mesuré jusqu'à un kilo de bactéries par m² », explique Victor Gallardo, vice-président du comité de pilotage du recensement.

Vivant dans des eaux pauvres en oxygène, les bactéries se nourrissent de sulfure d'hydrogène.

On a aussi trouvé ces bactéries dans d'autres zones pauvres en oxygène au large du Panama, de l'Equateur, du Mexique et de la Namibie, ainsi que dans les «zones mortes» situées sous les fermes de saumons. Les écosystèmes qu'elles forment sont comparables à ceux qui prospéraient entre 2,5 milliards d'années et 650 millions d'années avant notre ère.

La faune microbienne constitue de 50 à 90% de la biomasse océane.

Avec les méthodes traditionnelles les scientifiques n'avaient isolé qu'environ 20.000 différents genres microbiens marins mais les avancées dans le séquençage de l'ADN ont permis de lever le voile ce vaste monde microbien des bactéries. Les chercheurs estiment à un milliard le nombre d'espèces de microbes encore non répertoriées.

Selon Paul Snelgrove, de l'université Memorial au Canada, « un seul échantillon prélevé dans l'Atlantique Sud sur une zone de 5,4 m² (soit l'équivalent d'une petite salle de bain) a révélé 700 espèces de copépodes, une variété de crustacés, dont 99% étaient inconnues ».

Mieux comprendre cette formidable population, qui représente entre 50% et 90% de la biomasse marine, permettra de mieux comprendre le rôle clé joué par ces micro-organismes dans l'écosystème terrestre et mieux analyser l'évolution des océans sous l'effet du climat ou de la pollution.

En effet, « ces nombreuses différentes familles de microbes permettent de maintenir les conditions nécessaires pour que la Terre soit habitable », expliquent les scientifiques.

Source : RFI

Information recueillie par Frédéric

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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