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Cette actualité a été publiée le 09/11/2009 à 18h17 par Tanka.


LES OCÉANS PLUS VULNÉRABLES

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Les océans plus vulnérables

Information recueillie par Tanka.

· Une gouvernance responsable

· Les experts de l'organisation météorologique mondiale à Marrakech

C'est à Marrakech que se poursuit la troisième session de la Commission technique mixte de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et de la Commission océanographique intergouvernementale (COI). Après l'Island en 2001 et le Canada en 2005, cette session qui réunit plus de 150 éminents experts venus de 80 pays de par le monde constitue une occasion pour débattre de nombre de questions relevant du domaine de l'océanographie et de la météorologie maritime. Des travaux qui devront en partie préparer une plateforme d'information à utiliser notamment lors du sommet de Copenhague sur le climat.

«L'une des difficultés auxquelles l'océanographie opérationnelle et la météorologie maritime doivent faire face est le manque de données de haute qualité en provenance des vastes étendues océaniques, dont la diffusion en temps opportun facilite en particulier l'élaboration des prévisions météorologiques, les études et les travaux de recherche concernant le climat et la prestation de services destinés à assurer la sécurité maritime», indique Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale.

«De fait, une gouvernance responsable pour le monde océanique est de nature à permettre de faire face aux effets négatifs des changements climatiques et à lutter contre la pollution des océans», estime de son côté Abdelkebir Zahoud, secrétaire d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement.

Les rapports établis par la Commission océanographique intergouvernementale de l'Unesco ont démontré que les systèmes écologiques marins connaissent une dégradation profonde en raison de la pollution, de la régression et de la dégradation des services écologiques fournis par les mers, et de la continuité des pratiques d'épuisement des ressources marines.

Face aux changements climatiques, les régions côtières sont les plus vulnérables. D'après les experts, les inondations et les sécheresses se multiplieront, tandis que le niveau des océans s'élèvera de plusieurs mètres, bouleversant les vies et les moyens d'existence et provoquant d'énormes mouvements de populations. Le Maroc qui compte 3.000 km de côtes n'est pas épargné.

Les changements climatiques sont une réalité, affirme Abdellah Mokssit, directeur de la Météorologie nationale. Il existe des ingrédients de base (le passé, le suivi du temps réel et les possibilités des projections qui nous le prouvent aujourd'hui, ajoute-t-il. La Météorologie nationale a d'ailleurs établi 27 indices qui renseignement sur les changements climatiques.

Entre autres, la durabilité de la sécheresse, les précipitations, les vagues de chaleur et de froid. «En comparant avec les autres régions limitrophes, nos études locales sont cohérentes avec ce qui se passe dans le reste du monde», souligne le directeur de la Météorologie nationale.

Réagir!

POUR Abdellah Mokssit, directeur de la Météorologie nationale, il faudra pour réagir à ces changements climatiques un processus en tripode: capacité de savoir, réaction et anticipation. Maintenant que ces changements sont une réalité, il est nécessaire de lancer des études d'impact sectoriel conjointes entre la météorologie et les départements concernés. Seules ces études nous permettront d'identifier les déficits à venir pour chaque secteur (eau, agriculture, territorial...) et établir les pratiques en fonction», conclut Mokssit.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire