Les océans manquent d'une gouvernance internationale - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/04/2011 à 14h44 par Fred.

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Les océans manquent d'une gouvernance internationale

 
Les océans sont gravement menacés par les activités humaines et les hommes doivent changer leurs comportements s'ils veulent être en interaction durable avec leur environnement et plus particulièrement avec la mer, selon le premier « Rapport mondial sur les océans - Vivre avec les océans», publié par un groupe de 250 scientifiques, regroupés au sein du « Cluster of Excellence - The Future Ocean » (Maribus, Future Ocean Kiel Marine Sciences, International Ocean Institue et MARE).

Celui-ci a pour ambition d'être aux océans ce que le Groupe intergouvernemental d'experts pour changement climatique (IPCC) est au climat, c'est-à-dire un groupe d'expertise scientifique, reconnu sur le plan international, à même de dresser un état des lieux et si nécessaire de faire des recommandations aux politiques.

Reste que, comme l'a souligné le Dr Awni Behnam, adjoint du Secrétaire général des Nations unies, lors de la présentation du rapport le 19 avril devant l'intergroupe « Mers et zones côtières » du Parlement européen, « les océans doivent être gérés au niveau mondial et de façon plus durable : ce qui manque, c'est une véritable gouvernance internationale des océans ».

Le rapport (1) passe en revue, en dix chapitres, l'état, le rôle, les bénéfices potentiels et l'impact de activités humaines sur les océans :

1) les océans et leur rôle de régulateur du climat

2) comment le climat altère la chimie des océans (acidification, émissions d'hydrates de méthane)

3) le futur incertain des côtes (érosion, montée des eaux)

4) la pollution des mers (fertilisants, polluants organiques, hydrocarbures, déchets)

5) impacts du changement climatique sur les écosystèmes

6) exploitation des ressources vivantes (pêche)

7) ressources minières et énergétiques

8) autoroutes de la mer et commerce international

9) utilisation médicale de la mer (substances actives issues de la mer, mise au points de médicaments, recherche)

10) le droit de la mer, instrument puissant de gestion.

Pour la commissaire Maria Damanaki (Pêche et Affaires maritimes), il illustre à quel point les hommes détruisent et polluent la mer mais identifie aussi les possibilités d'exploiter la puissance et la diversité qu'elle offre pour créer des occasions de développement économique et d'emplois pour les communautés côtières.

Elle a reconnu « ne pas être ravie» d'y retrouver les éléments négatifs de la politique européenne de pêche : « Vous dites que 88% des stocks de poissons européens, calculé en terme de rendement maximal durable, sont surexploités. Mais c'est vrai et nous devons l'admettre », dit-elle.

Les choses changent cependant et certains stocks halieutiques s'améliorent, « même si ce processus n'est pas aussi rapide que souhaité», ajoute la commissaire. La réforme de la politique commune de pêche (PCP) sera proposée sous peu : Maria Damanaki espère qu'elle sera présentée dans le rapport sur les océans de 2020 comme une « succes story ».

Au cours du débat qui a suivi la présentation du rapport, plusieurs intervenants ont mis en évidence la dimension mondiale des problèmes et du défi à relever.

Le Dr Awni Behnam, a souligné les principales failles du mode de gestion actuel des océans : trop sectoriel, trop parcellaire, trop national, regrettant l'absence de tout instrument de gestion légalement contraignant au niveau international.

« Il y a bien la Convention sur le droit de la mer, mais les Etats-Unis ne l'ont pas ratifiée et tous les efforts tentés jusqu'à présent, basés sur cette convention, ont été vains», a-t-il répondu à une question posée par Europolitique.

Jacqueline Mc Glade, directrice exécutive de l'Agence européenne pour l'Environnement a, elle, invité la Commission européenne à mieux coordonner les activités et politiques liées à la mer en passant de la dimension purement « maritime » à une dimension plus « océane » et à créer, en son sein, un groupe de coordination interservices de haut niveau.

(1) « World Ocean Review 2010 – Living with the Oceans » , Ed. mzaribus gGmbH, Hamburg ; ISBN 978-3-86648-012-4
 

Un article de Anne Eckstein, publié par europolitique.info

 

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Source : www.europolitique.info

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