Les nanos : faut-il en avoir peur ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/03/2010 à 18h21 par Jacques.


LES NANOS : FAUT-IL EN AVOIR PEUR ?

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Les nanos : faut-il en avoir peur ?

Les manipulations nanométriques ne sont pas sans danger. Des études toxicologiques tentent d'en cerner les risques pour la santé et l'environnement. Elles ne seraient pas suffisantes selon certains experts.

L'amalgame, voilà le meilleur allié des « pronanos » et des « anti ». Les premiers affirment que les «nanos» existent depuis toujours à l'état naturel et qu'il n'y a pas de raison d'en avoir peur. Les seconds reprennent des avis précis d'autorités sanitaires pour en faire des postulats de dangerosité. Bien évidemment, rien n'est si simple.

Pour Catherine Bréchignac, physicienne, spécialiste des nanosciences et présidente du CNRS jusqu'en janvier dernier, la spécificité des nanos «ouvre un nouveau champ d'investigation qui doit être accompagné d'une recherche en toxicologie comme il est requis lorsque l'on crée de nouveaux composés».

Cette pratique est habituelle dans le milieu scientifique. «Ensuite, c'est à la société de mettre en place des règles éthiques et de déontologie sur l'utilisation des nanotechnologies», ajoute la scientifique.

Le grand débat public, organisé en France sur le sujet et clos la semaine dernière, a été contre-productif sur ce point. Il a tourné court, victime de sa complexité et de la volonté d'antinanos de le faire capoter.

«Dommage, car dans le reste de l'Europe, le public commence à se faire une idée assez juste des risques et de l'intérêt des nanos», commente François Berger, directeur du département nanomédecine et cerveau de l'Institut des neurosciences de Grenoble.

Ce public éclairé ne se laisse pas berner quand le représentant d'une grande marque de cosmétiques soutient que les nanoparticules ne pénètrent pas dans les tissus du corps humain.

C'est vrai pour certaines mais d'autres pourraient aller jusqu'à toucher l'ADN de cellules humaines.

Les scientifiques sont en général conscients de ces risques. «Comme les médicaments, les nouveaux dispositifs développés par les nanotechnologies sont testés rigoureusement avant de prétendre à une mise sur le marché», confirme-t-on au CEA, très actif dans le domaine.

François Berger confirme. «Mais attention, ajoute-t-il, la spécificité des nanos nécessite de renforcer les contrôles.

Il faut multiplier les études de toxicologie. Sur les produits plus courants comme les cosmétiques ou les produits alimentaires contenant des nanos, les protocoles doivent être renforcés. Forcément, ça n'arrange pas ces industries, car cela a un coût.»

Georgia Miller, coordinatrice du projet nanotechnologies des Amis de la Terre, s'inquiète sur ce point : «L'industrie alimentaire et agricole a investi des milliards de dollars dans la recherche en nanotechnologie. Résultat, des nanoproduits non étiquetés sont aujourd'hui sur le marché.

Pourtant, presque aucun argent public n'est dépensé pour étudier les conséquences à long terme de la manipulation de nos produits alimentaires.»

Hier les nanoproduits s'affichaient sur les packagings, signe de modernité et de sérieux, aujourd'hui ils se cachent de peur d'être rejetés. «Il faut inverser la tendance, faire preuve de pédagogie, car les nanotechnologies peuvent être source de progrès gigantesques», espère François Berger.

«Plus on accumule de connaissances, moins on a de raisons d'avoir peur, et plus on évitera les erreurs», résume Catherine Bréchignac.

Source : le Figaro Magazine

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Le problème est que lorsqu'on a investi des milliards, il faut que ce soit rentable, que çà rapporte gros, très gros, d'où les dérives que l'on ne manquera pas de constater après !

 

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