Les nano aliments, le nouvel enjeu des industries agro-alimentaires - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/02/2010 à 01h16 par Michel WALTER.


LES NANO ALIMENTS, LE NOUVEL ENJEU DES INDUSTRIES AGRO-ALIMENTAIRES

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Les nano aliments, le nouvel enjeu des industries agro-alimentaires

Les nano-aliments ou les aliments intelligents seront l'alimentation de demain. Ils ont le potentiel d'améliorer la qualité des aliments que nous consommons, en les rendant plus savoureux, plus sains et également plus nourrissants. Les nanoparticules sont déjà présentes dans les aliments industriels, les pesticides agricoles, les emballages alimentaires ou les récipients de stockage. On distingue le «nano outside» qui concerne plus les emballages.

Pratiques, des symboles colorés indiqueraient la durée de conservation et changeraient de couleur quand l'aliment est périmé. Economiques, ils pourraient combiner les étiquettes de prix avec des capteurs, plus les produits vieilliraient, plus leur prix diminuerait. Des nanoparticules pourraient également indiquer quand les produits sont devenus inconsommables. Personnalisés, les aliments peuvent changer de couleur et de goûts et s'adapter aux allergies du client.

Nos connaissances sur le comportement des nanoparticules dans l'organisme sont encore limitées et pose la question des risques sanitaires. D'autres recherches sont nécessaires pour identifier leur déplacement et leur toxicité.

En 2009, la Parlement Européen a demandé une évaluation. En raison de leur petite taille, les nanomatériaux pourraient traverser les barrières naturelles telles que l'épithélium et passer dans le sang atteignant des organes secondaires.

Alors que le groupe de consultants « Helmut Kaiser » estime que plus de 300 nano-aliments sont déjà sur le marché, le Projet sur les Nanotechnologies Emergentes du Woodrow Wilson Institute ne trouve que trois produits dont l'étiquetage dévoile leur contenu nanotechnologique.

Dans le passé, des géants de l'alimentaire comme Kraft ou Nestlé communiquaient ouvertement sur les recherches nanotechnologiques qu'ils menaient, dans le but de créer des aliments intelligents, agissant interactivement avec le consommateur pour « personnaliser » les aliments, changer la couleur le goût ou les éléments nutritifs sur demande.

Pourtant plus de 200 sociétés alimentaires transnationales investissent déjà dans les nanotechnologies.

L'exemple le plus connu symbolisant « l'aliment du futur », à base de nanotechnologies était un produit de Kraft, une nano-boisson sans goût, contenant des centaines d'arômes dans des nano-capsules.

L'idée étant qu'un émetteur de micro-ondes pourrait être utilisé pour déclencher la libération de la couleur, de l'arôme, de la concentration et de la texture, au choix de l'individu. Cette boisson « intelligente » fit beaucoup de bruit internationalement et demeure l'exemple le plus cité de nano-aliment.

Ces dernières années cependant, Kraft a senti, comme les autres grands de l'alimentaire, l'inquiétude monter à propos des aliments nanotechnologiques et ne parle plus publiquement de ses recherches sur les nano-aliments.

Pour mieux se distancer de la recherche dans les nano-aliments, Kraft a même cédé son Nanotek Consortium de recherches nanotechnologiques, auparavant très en vue, à son partenaire Philipps Morris USA (appartenant aussi à Altria) et l'a renommé « Réseau Interdisciplinaire des Sciences et Technologies Emergentes ».

Par contre, en refusant de parler de l'utilisation qu'elles font actuellement des nanotechnologies dans la production alimentaire et de dévoiler leurs plans pour le futur, les compagnies alimentaires portent un coup très dur à la transparence.

Sans obligation d'étiquetage des nano-aliments pour les fabricants, ni la moindre volonté de la part des firmes de le faire volontairement, il est impossible pour les citoyens de choisir ou de refuser de manger des nano-aliments.

Les firmes peuvent d'autant plus facilement abuser la confiance des citoyens, que les gouvernements faillent à leur devoir qui est de réglementer les produits alimentaires nano et de s'assurer que les employés, les citoyens et l'environnement ne sont pas exposés dangereusement à des nano-matériaux

Le groupe de consultants Helmut Kaiser prévoit que le recours aux nanotechnologies concernera d'ici 2015, 40% des aliments industriels.

Mais il n'existe aucune définition claire de la nanotechnologie ou des nanomatériaux, ce qui constitue un problème supplémentaire. «Il existe des nanomatériaux naturels dans les aliments», commente le Dr Stamm.

«Le lait homogénéisé contient une nanostructure de gouttelettes de la taille de 100nm.» Toute définition précise devrait éviter la confusion avec les matériaux naturels de taille nanométrique.

Les nanotechnologies doivent être à la base d'une troisième révolution industrielle au cours du 21e siècle. Ce marché est évalué à plus de 5 milliards de dollars en 2005, avec des prévisions de 20 milliards de dollars pour 2010.

Source secrets verts

Info triée par Le Mich

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