Les multinationales semencières font-elles la loi à la Commission Européenne ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 14/06/2010 à 22h10 par Jacques.


LES MULTINATIONALES SEMENCIÈRES FONT-ELLES LA LOI À LA COMMISSION EUROPÉENNE ?

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Les multinationales semencières font-elles la loi à la Commission Européenne ?

Le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso fait face à une affaire embarrassante :

il est sommé de s'expliquer sur le cas de Suzy Renckens ancienne directrice du Panel Scientifique sur les OGM au sein de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA).

C'est sur les avis de cet organisme officiel que la Commission, le Parlement et les Etats membres de l'Union Européenne appuient leurs décisions d'autoriser ou non une semence issue de l'outil biotechnologique. Suzy Renkens, à la tête de l'Unité OGM de l'AESA d'avril 2003 à mars 2008, s'est retrouvée à un poste clé au sein de la société agro-semencière Syngenta dès mai 2008, soit quelques semaines après avoir quitté son poste de fonctionnaire de l'Union Européenne.

Or son ancien employeur n'a émis aucune objection ni restriction sur ce transfert vers l'industrie semencière, alors que le règlement qui s'applique aux fonctionnaires de l'UE l'exige dans ce type de situation, afin de limiter les conflits d'intérêt.

Suzy Renkens a reconnu que son nouveau rôle au sein de Syngenta était d'approcher personnellement les autorités européennes afin de promouvoir le développement des OGM.

Cela s'appelle mettre en place des relations incestueuses pour faire du lobbying auprès des autorités européennes.

Face aux conflits d'intérêt, aux procédures inadéquates et à l'opacité de l'AESA, onze Etats européens (Autriche, Bulgarie, Chypre, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pays-Bas et Slovénie) réclament le droit d'interdire de leur propre chef la culture de plantes transgéniques sur leur territoire pour protéger leurs populations et leurs agricultures.

L'UDB demande l'élargissement de cette interdiction à la totalité de l'Union européenne au nom de la protection des populations, des économies territoriales, de la souveraineté alimentaire et de l'autonomie semencière, de la solidarité nord-sud et intergénérationnelle.

L'ASEA reconnaît que les avis systématiquement positifs qui sont émis par ses experts sont fondés sur les dossiers fournis exclusivement par les industriels, (Monsanto, Syngenta, Bayer Crop Sciences, Pioneer, BASF ou encore Limagrain) car elle n'a pas de moyens de recherches propres.

L'UDB demande donc que l'UE se dote de moyens techniques et humains de recherche indépendante pour appuyer la réflexion des parlementaires et commissaires sur des données neutres.

L'UDB demande une réforme complète de l'autorité européenne AESA : la garantie de la neutralité de ses membres, indépendants des intérêts économiques et financiers ; ceux ci étant missionnés pour « assurer la sécurité des européens et être un organisme indépendant de contrôle ».

L'UDB demande que M. Jose Barroso s'explique publiquement sur ce manquement aux règles de fonctionnement de l'Union Européenne et au-delà aux règles de l'éthique et que l'accès des lobbyistes aux instances européennes soit sévèrement réglementé et contrôlé.

Pour l'Union démocratique bretonne, La porte-parole Mona Bras

Pour en savoir plus sur la situation planétaire
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Auteur : UDB

Source : www.rezocitoyen.org