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Cette actualité a été publiée le 16/05/2011 à 23h28 par Mich.


LES MICROALGUES : CARBURANT DU FUTUR ?

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Les microalgues : carburant du futur ?

 

Dans la recherche d'une alternative au pétrole, les micro-algues pourraient bien constituer une solution prometteuse.

Puisque l'éthanol et le GPL n'ont plus le vent en poupe, ce sont les micro-algues qui viennent aujourd'hui endosser le costume de biocarburant idéal. Plusieurs projets ont été médiatisés en ce sens. Dans le premier rôle, Bio Fuel System a déjà commencé la production depuis quelques mois dans son usine pilote d'Alicante.

Attention, la biomasse de ce carburant n'est pas à base d'algues telles que celles qui polluent les plages. Il s'agit plutôt d'une concentration de phytoplancton, alimentée avec du Co2 et de l'eau, et dont le potentiel énergétique équivaudrait celui du pétrole.

Ce carburant de troisième génération a l'avantage de se développer avec du Co2, ce dont nos industries polluantes regorgent. Une tonne de gaz permet d'obtenir deux tonnes de biomasse, difficile de faire mieux. Mais sur le plan écologique, ces microalgues font carrément figure de miracle. Leur biomasse s'enrichit grassement tandis qu'elles nettoient les eaux polluées en nitrates, potassium et phosphates. Une fois traité, ce phytoplancton contient un stock important d'omégas 3 et 6 ainsi que des protéines en quantité suffisamment importante pour envisager d'alimenter du bétail. Autrement dit, les microalgues transforment des déchets en matières économiquement fructifiables.

Mais si la production de ce carburant ne nécessite pas d'utiliser des champs comme pour le colza, la betterave ou le maïs, il lui faut une ingénierie chimique très pointue. Tandis que sa méthode de production est volontairement conservée secrète, reste donc à connaître le coût énergétique de l'algocarburant. Le traitement de ces micro-algues « du puits à la roue », c'est à dire en tenant compte de la quantité d'électricité nécessaire à leur traitement, pourrait s'avérer moins écologique que prévu. Le coût d'extraction de ce phytoplancton reste d'ailleurs très élevé.

On n'est peut-être pas si près de rouler aux microalgues mais si cet algocarburant s'avérait économiquement viable, les avions seraient probablement les premiers à l'expérimenter. Ce qui est certain, c'est que le phytoplancton est d'ores et déjà viable pour valoriser les eaux usées. Bouygues Construction a déjà investi en ce sens. Tous les acteurs majeurs de l'énergie, CNRS Ifremer, CEA, IFP Energies nouvelles, y compris les grands groupes pétroliers en ont fait de même.

 

Un article de Sylvain Falize, publié par auto-buzz.com

 

Voir la vidéo, cliquer ICI 9:01

 

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Auteur : Sylvain Falize

Source : www.auto-buzz.com