Les mesures pour combattre le réchauffement climatique détruisent les peuples indigènes - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/11/2009 à 16h41 par Michel WALTER.


LES MESURES POUR COMBATTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE DÉTRUISENT LES PEUPLES INDIGÈNES

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Les mesures pour combattre le réchauffement climatique détruisent les peuples indigènes

Article retenu par Michel

Plantation de palmiers à huile, au Pérou. La plupart des terres utilisées pour cultiver des biocarburants comme l'huile de palme appartiennent aux terres ancestrales des peuples tribaux.Plantation de palmiers à huile, au Pérou. La plupart des terres utilisées pour cultiver des biocarburants comme l'huile de palme appartiennent aux terres ancestrales des peuples tribaux.

Selon un nouveau rapport publié par Survival International, les mesures prises pour faire face au réchauffement de la planète affectent directement les peuples indigènes, pourtant non responsables de ce phénomène.

"Les peuples indigènes sont en première ligne face aux changements climatiques, parce que leurs modes de vie, leurs cultures, leurs vies dépendent largement ou exclusivement de l'environnement naturel, ils sont donc plus vulnérables que n'importe qui d'autre sur Terre." déclare en ouverture le nouveau rapport de Survival International "La plus dérangeante des vérités - Changement climatique et peuples indigènes".

Selon de nombreux rapports, l'impact du changement climatique sur les peuples indigènes est ressenti partout dans le monde : de l'Arctique aux Andes en passant par l'Amazonie, des îles du Pacifique aux côtes du Canada...

Tout aussi important, mais rarement reconnu, est l'impact que les mesures prises pour freiner les effets du changement climatique ont, ou peuvent avoir, sur les peuples indigènes. Ces mesures dites "d'atténuation" violent leurs droits et permettent plus facilement aux gouvernements, aux compagnies et autres de s'approprier, d'exploiter et, dans certains cas, de détruire leur territoire – tout comme cela se produit avec le changement climatique.

Pour ne pas oublier ces victimes "collatérales", ce rapport vient d'être rendu public deux semaines avant la Conférence sur le changement climatique qui aura lieu à Copenhague début décembre. Rappelons que l'objectif de la Conférence, organisée par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), est de trouver un accord sur les manières de combattre le changement climatique à l'heure où l'accord actuel, le protocole de Kyoto, arrivera à son terme en 2012.

Quatre "mesures d'atténuation" touchent directement les peuples indigènes

Les agrocarburants
L'énergie hydroélectrique
La sanctuarisation de la forêt
La compensation carbone

(...)

Prendre en compte les droits des peuples indigènes

Au final, le rapport de Survival International recommande que "les peuples indigènes soient pleinement inclus dans toutes décisions les concernant et que leurs droits territoriaux soient dûment respectés et garantis." Ce qui semble être un minimum...

A ce titre, Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : "Ce rapport met en lumière 'la plus dérangeante des vérités' — il révèle que les peuples indigènes qui sont les moins responsables du changement climatique sont les plus affectés par celui-ci et que leurs droits sont violés et leurs terres dévastées au nom des mesures prises le stopper. S'abritant derrière l'effort planétaire pour stopper les effets du changement climatique, les gouvernements et les compagnies sont en train de planifier un gigantesque vol de terres. Et comme d'habitude, lorsqu'il y a des enjeux financiers et de juteux profits en perspective, les peuples indigènes n'ont pas voix au chapitre".

Une fois de plus, notre mode de vie irresponsable et inconscient affecte le devenir de communautés qui n'ont aucune responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre.

Et ces rejets continuent d'augmenter à cause, notamment, de la récente contribution des émissions des pays en développement. Mais ne nous y trompons pas, près d'un quart de l'augmentation des émissions provenant des pays en développement est due à la production de biens et services destinés aux pays développés, un taux qui s'élève à 50 % dans le cas de la Chine...

Pour compenser ces émissions, nous inventons des mécanismes de compensation qui peuvent être désastreux, non seulement pour les peuples indigènes mais aussi pour l'environnement. Alors que la solution réside plus que jamais dans la réduction drastique des émissions, directement à la source. Mais cela signifie qu'il faut rompre clairement avec notre modèle de société productiviste et consumériste : un programme qui va à l'encontre d'intérêts assis confortablement sur le développement durable...

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Pour en savoir plus sur l'évolution planétaire