Les mensonges des nucléocrates pour lancer l'électronucléaire en France - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/11/2011 à 22h27 par Kannie.


LES MENSONGES DES NUCLÉOCRATES POUR LANCER L'ÉLECTRONUCLÉAIRE EN FRANCE

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Les mensonges des nucléocrates pour lancer l'électronucléaire en France

 

EPR... ITER... : plus fiables, plus sûrs, moins polluants, une énergie presque inépuisable... et allez donc, rappel sur les mensonges des nucléocrates pour lancer l'électronucléaire en France :

Dès l'irruption de l'énergie nucléaire en 1945 le nucléaire civil a été présenté comme l'énergie de l'avenir, abondante à l'infini, parfaitement sûre, une énergie sans déchets.

En France l'électronucléarisation prend une accélération spectaculaire en 1974 (alors qu'aux USA les industriels sont méfiants et prudents). Le dossier nucléaire qui est présenté aux élus et à la population est des plus rassurants. Des scientifiques réputés se portent garants, tous les problèmes sont ou seront résolus. Le corps médical quant à lui assure que les rayonnements ne présentent aucun danger.

La précipitation du programme EDF de 1974 prenait prétexte de la crise pétrolière. En réalité la nucléarisation de la France se préparait depuis fort longtemps par la mise en place dès les années 50 d'une Commission gouvernementale pour la "Production d'Énergie d'Origine Nucléaire" (Commission PÉON) constituée de représentants de la technocratie de l'État et de l'industrie privée. Cette commission a défini le cadre et les responsabilités des différents partenaires nucléaires : l'État et les industriels.

L'activité de cette commission n'a guère eu d'écho dans les médias ou dans les institutions représentatives de la nation.

La technologie nucléaire était totalement maîtrisée, tel était le crédo de base du dossier de l'énergie nucléaire en 1974. Elle devait servir de référence de perfection technologique dont toutes les autres industries devaient s'inspirer. Il en découlait que

1- les accidents graves n'étaient pas possibles. Les réacteurs n'étaient finalement que des "cocottes-minute".

2 - EDF garantissait une sécurité absolue par la mise en place de sa "défense en profondeur". Une "triple barrière" entre le combustible et l'environnement devait assurer la protection de la population contre tout rejet intempestif.

Cela revenait à reconnaître la possibilité d'accident sur les installations puisqu'il fallait des "barrières" de protection mais cela ne fut guère remarqué.

3 - Les effets biologiqes du rayonnement étaient considérés comme négligeables, voire inexistants et même bénéfiques pour les faibles doses de rayonnement.

L'existence d'un seuil de dose en dessous duquel il n'y avait aucun effet biologique était largement admise par la communauté scientifique. Les quelques chercheurs indépendants qui contestaient ce seuil n'eurent guère d'impact et furent mis sur des listes noires sans que leurs collègues ne protestent au nom de la liberté de discussion dans la communauté scientifique.

4 - L'existence supposée de ce seuil [bien qu'il fût affirmé par ailleurs que par mesure de précaution on dirait qu'il n'y en avait pas] était à la base de tout le système de radioprotection et servit de justification à des pratiques qui eurent des conséquences désastreuses (cancers) dans bien des services de recherche et dans l'industrie.

5 - Les déchets ne devaient pas poser de problème. Les rejets radioactifs des réacteurs nucléaires n'étaient pas évoqués et dans l'opinion publique ils n'existaient pas.

En ce qui concernait les coeurs usés certains ont même affirmé qu'une bonne partie pourrait être utilisée comme médicaments (cela aurait transformé l'ensemble de la population en site de stockage !) [...]

Il faut tout de même préciser que parmi les décideurs il y avait des gens beaucoup plus réalistes, soit sur la gestion des déchets nucléaires, soit sur la possibilité des catastrophes nucléaires. Mais ils furent suffisamment discrets et les médias suffisamment peu curieux pour que cela ne perturbât pas le consensus populaire.

Donnons-en deux exemples :

- Les déchets nucléaires.

En 1974 la revue Science et Vie publiait une polémique entre le physicien Hannes Alfen (prix Nobel 1970) et Marcel Boiteux, directeur général d'EDF, considéré comme le père du nucléaire français. [...]

- Les accidents nucléaires graves

Avant de s'engager sérieusement dans des programmes électronucléaires importants, les industriels, gens prévoyants et prudents, exigèrent d'être assurés contre les effets d'accidents graves qu'ils estimaient possibles.

Ils firent voter des lois limitant la responsabilité des exploitants nucléaires en cas d'accident. Dès 1957 le Congrès des États-Unis votait une loi (le Price-Anderson Act) qui limitait la responsabilité civile des exploitants en cas d'accident nucléaire ; une nouveauté dans le droit de la responsabilité civile.

En Europe, le 29 juillet 1960 était signée la "Convention de Paris" par 16 pays européens définissant la "responsabilité objective et exclusive" mais "limitée" [souligné par nous] en cas d'accident grave nucléaire. Il s'agissait d'après les termes de la convention de prendre "les mesures nécessaires pour éviter d'entraver le développement de la production et des utilisations de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques".

C'est en 1968 (loi du 30 octobre 1968) qu'ont été précisées en France les modalités de l'application de la convention de Paris.

[...]

Cette loi de 1968 fut modifiée le 16 juin 1990. Elle précisait dans son article 3 que "le montant maximum de la responsabilité de l'exploitant est fixé à 600 millions de francs pour un même accident nucléaire".

Fixons quelques grandeurs. L'incendie du siège du Crédit Lyonnais en 1996 a coûté 1,6 milliards de francs aux compagnies d'assurances. En clair, une catastrophe nucléaire devrait coûter moins cher à EDF pour indemniser les victimes qu'un demi-incendie du Crédit Lyonnais !

On peut remarquer, tant en ce qui concerne les déchets nucléaires, que les accidents désastreux de l'industrie nucléaire, qu'il y avait une vision assez claire et réaliste de la situation chez les décideurs, que des mesures ont été mises en place pour permettre à l'industrie nucléaire de se développer à l'abri de toute responsabilité mais que cela n'a guère transpiré dans le débat nucléaire.

 

[...]

 

Ajoutons que les dangers du nucléaire sont connus depuis longtemps, voir le livre "Electronucléaire : Danger" du GSIEN de 1977 (donc avant Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima, ...) mais toujours d'actualité.

 
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Auteur : Infonucléaire

Source : bellaciao.org