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Les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 11/03/2010 à 02h08 par Lo.

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Les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution

Certains rêvaient de transformer le plomb en or. C'est désormais le CO2 qui fait figure d'Eldorado. Une poignée d'industries très polluantes ont réussi à métamorphoser le volatile gaz carbonique en pièces sonnantes et trébuchantes, convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d'euros.

Ainsi, le champion de la métallurgie ArcelorMittal, l'entreprise la plus polluante de France, a engrangé en 2008 l'équivalent de 202 millions d'euros grâce à ses «droits à polluer», et s'aprêterait à capter en 2009 à nouveau 42 millions d'euros. Comment cette étrange et lucrative alchimie est-elle possible ? Grâce au marché carbone mis en place par l'Union européenne.

Petit rappel pour celles et ceux qui auraient raté tous les épisodes précédents (Kyoto, Copenhague, débats autour de la « taxe carbone »...). Pour limiter ses émissions de CO2, l'Union européenne instaure en 2005 des quotas d'émissions par pays, clanurs d'activité et entreprises. Ces quotas d'émissions sont réévalués chaque année. Une entreprise qui dépasse son quota (accordé gratuitement) doit acheter des « permis de polluer » sur le marché carbone, correspondant aux tonnes de CO2 qu'elle a émis en trop.

Inversement, une entreprise qui ne dépasse pas son plafond d'émissions dispose d'un surplus de «permis de polluer». Elle peut alors le revendre sur les marchés carbone pour un profit immédiat, les confier à un fonds spéculatif et engranger un intérêt, ou attendre que le cours du carbone (autour de 13 euros la tonne de CO2 depuis début 2010) grimpe pour les revendre. Ce recours au « laissez faire » du marché est censé inciter les entreprises à respecter leurs quotas. Mais ses effets pervers n'ont pas tardé à se faire sentir.

Opacité des marchés carbone

C'est ce que pointe un raport publié par l'organisation non gouvernementale britannique Sandbag qui s'appuie sur les données fournies par la société de conseils et d'informations Carbon Market Data spécialisée sur les marchés carbone. Selon l'étude, dix grandes entreprises européennes ont accumulé 35 millions de tonnes de CO2 en droits à polluer sur l'année 2008, l'équivalent des émissions de petits États européens comme la Lituanie.

« Sur les cinq années d'échanges sur les marchés carbone (de 2005 à 2010), nous estimons que ces dix entreprises ont accumulé 230 millions de tonnes de surplus en permis de polluer » écrit Sandbag. Soit près de 3 milliards d'euros au cours actuel de la tonne de CO2. Deux entreprises implantées en France figurent au premier rang de ce palmarès : ArcelorMittal et le cimentier Lafarge, quatrième plus gros émetteur de CO2 dans l'Hexagone, qui a virtuellement empoché 59 millions d'euros en 2008.

Comment des grandes industries parmi les plus polluantes arrivent à dégager des « bénéfices » sur leurs émissions de CO2 ? La logique du système voudrait, au contraire, qu'elle ne dispose pas de droits à polluer à revendre, voire qu'elles soient obligées d'acheter des droits d'émissions sur le marché carbone, et donc de payer au moins partiellement leurs émissions. Comme on va le voir, le coût de la pollution est supporté par d'autres épaules.

L'ONG britannique dénonce la très grande opacité des marchés carbone. Ceux-ci sont en fait faussés dès le départ. Le péché originel réside dans les quotas que chaque pays attribue à ses clanurs d'activité en 2005. «Pour protéger la compétitivité de leurs clanurs industriels, de nombreux pays ont choisi d'accorder des quotas très généreux, qui incluaient déjà des estimations sur la croissance d'émissions à venir.»

De nombreuses entreprises ont été particulièrement protégées par leur État dans le cadre des attributions de quotas. Ainsi Peugeot a accumulé de futurs «droits à polluer» 2,5 fois plus importants que ses propres émissions de CO2.

Les quelques investissements réalisés dans le développement d'énergies renouvelables ou dans la protection des « puits de carbone » forestiers dans les pays du Sud permettent bien de bénéficier en échange de droits à polluer. Mais ces quelques efforts n'expliquent pas - loin de là - l'ampleur des droits à polluer qu'ils ont accumulé et qu'ils vont s'empresser de revendre aux entreprises qui émettent trop de CO2...

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par Ivan du Roy

Source: Basta !

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