Les lions en voie de disparition ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/05/2013 à 22h53 par mich.


LES LIONS EN VOIE DE DISPARITION ?

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Les lions en voie de disparition ?

 

Un nouveau recensement des lions est paru récemment et fait beaucoup de bruit dans les médias. Les lions, qui étaient 100 000 environ il y a 50 ans en Afrique, sont aujourd'hui 32 000. Alors que s'est il passé ? Est-ce que le lion est en voie de disparition ?

UN HABITAT QUI SE REDUIT

La raison principale de ce recul est simple : dans le même temps, la population humaine a plus ou moins triplé. Les savanes, qui sont l'habitat naturel du lion, ont reculé de 75%. Quand les savanes sont transformées en terres agricoles ou en pâturages, les lions n'y trouvent plus leurs proies naturelles. Ils s'exilent - et entre en conflit avec d'autres lions, meurent de faim, ou s'attaquent au bétail humain - et sont tués par les bergers.

Dans les parcs nationaux et les zones protégées où les lions ont leur espace, isolé de celui des humains, les populations de lions se portent (globalement) bien.

LES MALADIES

Des épidémies causent régulièrement de grandes frayeurs. En 1994, un tiers des lions du Serengeti ont été décimés par la maladie de Carré - une maladie canine qui a passé la barrière des espèces. Il y a quelques années, on a découvert que quasi tous les lions du Kruger étaient porteurs du FIV (le virus du SIDA félin, mortel pour les chats domestiques).

Mais apparemment les lions sont adaptés au virus et n'en subissent aucune conséquence. Par précaution, on évite quand même de mélanger les populations porteuses du FIV et celles non porteuses (en Namibie par exemple), qui pourraient ne pas être immunisées. En ce moment, c'est la tuberculeuse bovine qui inquiète, avec une épidémie importante dans le Parc Kruger.

Les lions se contaminent en mangeant des buffles infectés. Des lions tuberculeux meurent, mais on n'est pas certains que ce soit la maladie qui les tue - la faim, la faiblesse causent les mêmes symptômes. Les épidémies de maladie de Carré et la tuberculose Bovine ont leur origine dans la proximité entre humains et lions : les premiers porteurs de la maladie de carré sont les chiens, ceux de la tuberculose bovine les vaches.

L'augmentation de la proximité entre hommes et lions accroit le risque d'épidémies.

CHASSE ET BRACONNAGE

Depuis la parution de ce recensement, de nombreuses associations montent au créneau et militent pour que le lion sont classé "espèce protégée", ce qui interdirait la chasse. Ce serait peut-être une bonne chose, mais c'est un peu plus compliqué qu'il n'y paraît.

La chasse au trophée : c'est la chasse pratiquée par des touristes, en majorité américains mais aussi européens, qui paient de véritables fortunes pour abattre un lion et ramener le trophée (la tête et la peau) chez eux. J'ai de la sympathie pour certains chasseurs, aucune pour la chasse et particulièrement la chasse aux grands animaux, lions, éléphants... En termes de conservation, la chasse peut cependant être très utile.

Elle rapporte beaucoup d'argent, et les responsables des concessions de chasse protègent des zones qui deviendraient probablement invivables pour les lions si elles n'étaient pas protégées (conversion en terres agricoles, chasse des proies du lions...).

Beaucoup de ces zones ne peuvent pas être converties en parcs à vocation touristique, car elles ne sont pas très belles, ou les animaux ne sont pas assez nombreux - pour un chasseur, chercher le lion pendant 2 semaines avant de le rencontrer fait partie du plaisir, pour un touriste ça peut être frustrant...

De plus, la chasse au trophée est très réglementée : un quota est assigné à chaque zone, les lions tués doivent avoir passé un certain âge (l'idée est de ne pas tuer des mâles avec des petits, car les petits seraient alors menacés aussi). Le non respect de ces règles est puni : l'opérateur de safari peut perdre sa licence, le chasseur peut se voir refuser l'exportation de son trophée.

En théorie, beaucoup d'avantages donc... en pratique, la corruption amène parfois à dépasser les quotas, des animaux trop jeunes sont tués, l'argent généré n'est pas redistribué aux populations qui continuent de voir les lions comme des animaux purement nuisibles.

 

 

Il est difficile d'évaluer l'impact global de la chasse au trophée. Pour Sarel Van Der Merwe, président du African Lion Working Group (groupe de travail sur le lion africain) et l'un des hommes qui connait le mieux les lions au monde, il faudrait interdire complètement la chasse an Afrique de l'Ouest où les populations sont déjà très menacées (moins de 2000 lions dans la région, beaucoup de petits groupes isolés).

Pour les autres régions, la question divise le African Lion Working Group - les partisans de l'interdiction semblent gagner du terrain.

La chasse en boite Cette pratique abominable n'est pas directement une menace sur la population des lions, mais mérite d'être dénoncée. Le "canned hunting" (littéralement "chasse en boîte") est notamment pratiqué en Afrique du Sud. Des lions sont nés et élevés en captivité, puis relâchés dans une réserve privée (quand ce n'est pas dans un enclos) pour y être abattus par un chasseur.

Ces lions n'ont aucune expérience de la vie sauvage, aucune chance de survie. Le chasseur n'est pas toujours au courant et croit parfois avoir à faire à un animal sauvage. Les éleveurs de lions prétendent qu'ils ne voient pas où est le problème éthique, on élève bien des poulets pour les tuer, alors pourquoi pas des lions. De façon très cynique, ils proposent parfois aux touristes de jouer, toucher, donner le biberon aux lionceaux - une autre source de revenus.

Les touristes ignorent que ces lionceaux si mignons sont voués à la mort dès qu'ils atteindront l'âge adulte. Dans la mesure où ces animaux sont nés en captivité (les lions se reproduisent très facilement en captivité), cette pratique scandaleuse n'est pas une menace directe pour l'espèce.

Il y a cependant un effet pervers : les carcasses des lions sont souvent exportées vers l'Asie, où les os broyés sont utilisés dans la médecine traditionnelle - en lieu et place des os de tigre devenus très difficiles à se procurer. Cela alimente une demande qui incite au braconnage.

le braconnage, précisément, prend des proportions inquiétantes depuis cette mode récente des os de lions. De plus, on attribuerait plus de vertus aux os de lions sauvages qu'aux os de lions captifs, et les prix seraient donc plus élevés. Signalons aussi l'enlèvement de lionceaux dans les savanes - destinés à la chasse en boîte, cela évite d'avoir besoin de lions adultes reproducteurs... Ces pratiques illégales sont par définition très difficiles à évaluer.

 

 

La chasse culturelle Le rite de passage à l'âge adulte des jeunes guerriers Maasai, aujourd'hui interdit, est encore pratiqué. Le jeune homme doit tuer un lion, armé d'une lance et d'un bouclier - après le premier coup porté au lion les hommes de la tribu viennent l'aider. Le lion n'a guère de chances dans cette chasse traditionnelle, mais le jeune guerrier risque gros lui aussi. En Afrique de l'Est, des lions peuvent aussi être tués pour leurs griffes, leurs dents, qui sont utilisés pour faire des bijoux à forte valeur symbolique.

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Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de Magali Bachet, publié par agoravox.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Magali Bachet

Source : www.agoravox.fr