Les limites du toujours puces - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 06/06/2014 à 11h28 par Fred.


LES LIMITES DU TOUJOURS PUCES

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Les limites du toujours puces

 

Un festival néerlandais se penche sur la fuite en avant numérique qui mène l'homme à sa perte.

Ouvert en janvier 2013, le Het Nieuwe Instituut, niché à Rotterdam dans un impressionnant bâtiment dédié à l'architecture, au design et à l'e-culture, accueillait la semaine dernière Deaf, le festival d'art électronique néerlandais qui, pour ses dix ans, passait au scalpel l'idéologie du progrès.

« Les technologies de l'information donneront accès à tout le savoir humain, où que vous soyez dans le monde » : ce mythe de l'ère numérique, promesse de plus de liberté, de démocratie, de justice a du plomb dans l'aile à l'heure où le bourdonnement des drones a remplacé celui du frigo comme symbole de modernité et où l'on assassine des humains sur la base de leurs métadonnées.

« Tous ces gadgets électroniques ne sont que machines à aliénation qui nous séparent de nos corps et de nos sens. Dans chaque échange, chaque interaction, un média s'intercale désormais entre nous, fruit des fantasmes puérils d'adolescents mâles. »

L'homme qui parle ainsi n'est pas un dangereux luddite, ni un membre de Stop the Cyborgs (l'association anti Google Glasses), mais un urbaniste américain, expert en informatique ubiquiste, Adam Greenfield.

Auteur d'un pamphlet contre la ville intelligente, il dresse un tableau apocalyptique de la situation. L'environnement est devenu tellement toxique que, d'après lui, seuls survivront les méduses géantes, les bactéries et le cancer.

Autodestruction

La veille, c'est l'historien canadien Ronald Wright, auteur du best-seller A Short History of Progress, qui constatait que « Homo sapiens est toujours précédé d'une sale odeur d'extinction ».

 

 

Depuis la nuit des temps, les civilisations les plus brillantes reproduisent les comportements qui les mènent invariablement au désastre, se précipitant dans ce qu'il appelle «the progress trap» (le piège du progrès, thème du festival), portées par cette « foi stupide » qui veut qu'innovation rime forcément avec amélioration.

D'après le moraliste Wright, l'idée que les technologies vont nous sauver se perpétue en dépit du bon sens, dans une époque caractérisée par une accélération sans précédent : si trois millions d'années ont été nécessaires pour passer de la pierre taillée au fer fondu, trois mille ont suffi pour passer du fer à la bombe H, aberration d'une humanité au bord de l'autodestruction.

Après un tel état des lieux, on pourrait logiquement être tenté de retourner vivre dans les bois, renouer avec ce pseudo Eden perdu, comme les familles photographiées par Lucas Foglia dans sa série A Natural Order présentées dans l'exposition.

Réapprendre l'autosuffisance en chassant le cerf ? Pas sûr pour autant qu'on puisse échapper à l'étreinte électromagnétique. Les drones sont aussi utilisés pour repérer les braconniers et les fermes cannabiques, comme l'expliquait le lieutenant-colonel Pietr Mink, de la défense néerlandaise, invité au passionnant séminaire The Drone Salon, rassemblant juristes, défenseurs des droits de l'homme, architectes et artistes pour discuter de cet objet qui plane en zone grise.

Ce qui a amené le designer Ruben Pater à réaliser un Drone Survival Guide, en 27 langues, pour se cacher des robots volants.

(...)

 

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Un article de Marie LECHNER, publié par next.liberation.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Marie LECHNER

Source : next.liberation.fr