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Cette actualité a été publiée le 04/11/2011 à 08h25 par Tanka.


LES LICORNES DES MERS LIVRENT LEURS MYSTÈRES

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Les licornes des mers livrent leurs mystères

 
Les Narvals ou « licornes des mers » sont des créatures étonnantes, longtemps demeurées mal connues, on comprend aujourd'hui un peu mieux ces animaux mythiques et cela grâce à l'initiative de quelques scientifiques.

Les eaux glaciales de l'Arctique abritent une créature mythique que l'on surnomme parfois la « licorne des mers » en raison de la longue corne en ivoire qui orne son front. Comme le rapporte le site Live Sciences, ces créatures, communément appelés narvals, sont encore relativement mal connues de la communauté scientifique. On n'en dénombre pas plus de 50 000 à 80 000 à travers toute la planète.

Les deux tiers de cette race de baleine passent l'été dans le Nord du Canada, dans les fjords et anses du Nunavut où elles passent vraisemblablement le reste de l'année.

Un dispositif pas plus grand qu'un Blackberry

Grâce à une campagne d'observation, des scientifiques espèrent en apprendre davantage sur les narvals notamment sur leurs déplacements au nord du Canada mais aussi sur l'impact de la fonte de la glace sur leurs conditions de vie. Pete Ewins fait partie des chercheurs qui participent à ces recherches. Spécialiste des animaux de l'Arctique, il a déclaré : « Bien que depuis sept ou huit ans nous travaillons de manière à mieux comprendre les Narvals, ce n'est que récemment que nous réussi à adapter les radios satellites à ces animaux, si bien qu'aujourd'hui nous savons où ils vont et ce qu'ils mangent. »

Grâce à un nouveau projet, les chercheurs ont ainsi pu suivre neuf narvals, repérés dans le détroit de Tremblay, au large de la province du Nanuvut. En août dernier, des scientifiques sont parvenus à immobiliser ces animaux marins, qui avoisinent pourtant les 1,6 tonne, et à fixer dans le dos des bêtes, dans la couche de graisse qui se trouve sous leur peau, des émetteurs permettant de les suivre grâce à des satellites. Comme l'a précisé Pete Ewins « l'ensemble du dispositif n'est pas plus grand qu'un Blackberry et la longueur de l'émetteur ne dépasse pas la longueur d'un crayon. »

Comprendre leur mode de vie

Lorsqu'un narval rejoint la surface et que l'unité radio se retrouve en contact avec l'air, le système se déclenche et un signal radio est émis, ce qui permet aux scientifiques de repérer la position de l'animal. Sur les neuf narvals équipés d'une radio, sept émettent encore des signaux.

En ce qui concerne les deux autres, l'appareil doit être endommagé ou perdu. D'après les chercheurs, le système immunitaire des narvals devrait expulser naturellement l'appareil au bout de quelques mois ou années. Même si ces sept baleines ne représentent pas un échantillon très important de l'espèce, le professeur Pete Ewins considère que les connaissances apportées par les mouvements de ces animaux sont déjà considérables : connaître leur position permet de savoir à quelle profondeur ils passent les heures sombres de l'hiver.

En effet, en plus du matériel de base, les baleines ont été équipées de capteurs numériques qui enregistrent également la durée et la profondeur des plongeons des baleines. A partir de ces informations, les chercheurs peuvent déduire ce que les animaux mangent aux différents moments de l'année. Ils en apprennent aussi davantage sur les conséquences des transformations l'épaisseur de la banquise sur leur mode de vie.

Les informations recueillies peuvent aussi s'avérer utiles pour la préservation de l'Arctique, région encore vierge d'exploitations de pétrolière ou de gazière. Depuis que les narvals figurent au rang des animaux protégés et qu'ils font l'objet de davantage d'études, le gouvernement pourrait prendre de meilleures décisions pour protéger le milieu marin.

Pete Ewins a déclaré : « Les Inuits qui vivent dans la région et avec qui nous travaillons s'inquiètent des transformations qui affectent la glace et redoute aussi l'arrivée de bateaux et d'explosion bruyantes destinées à évaluer les gisements en gaz et en pétrole. »
 

Un article publié par Cetaces et faune marine
 

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Source : cetacesetfaunemarine.wordpress.com