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Cette actualité a été publiée le 20/06/2010 à 16h22 par Tanka.


LES « LANCEURS D'ALERTE » EN LIGNE DE MIRE

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Les « lanceurs d'alerte » en ligne de mire

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Révéler les méfaits des autorités peut s'avérer dangereux : les « lanceurs d'alerte » en ligne de mire.

Les « Whistleblowers » ("lanceurs d'alerte" ou ceux qui dénoncent les abus en tous genres ou organisent des fuites à la presse) sont-ils désormais une espèce menacée ?

L'administration Obama leur livre une guerre qu'aucune autre administration n'a osé livrer. Où il apparaît que les lanceurs d'alerte sont poursuivis avec plus de célérité que les criminels qu'ils dénoncent. Où il apparaît que les gouvernements, celui des Etats-Unis en tête, comptent de plus en plus sur le secret de leurs activités et supportent de moins en moins la transparence. Où il apparaît que le Pentagon a lancé une chasse à l'homme contre le fondateur de Wikileaks, le site qui a publié, entre autres, la vidéo de l'hélicoptère américain à Baghdad.

Wikileaks : qu'est-ce que c'est ?

Wikileaks se qualifie de « service de renseignement du peuple » et se décrit comme « un service public pluri juridictionnel ayant pour objectif de protéger les « lanceurs d'alerte », les journalistes et les militants qui auraient des informations sensibles à communiquer au public », un public qui a le droit de savoir.

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Le Secret et la répression des lanceurs d'alerte et des journalistes sous Obama
Sous Obama, plus que jamais, nous vivons dans une société secrète, où les lanceurs d'alerte et les journalistes sont visés pour avoir fait leur travail – Helen Thomas (doyenne des journalistes accrédités à la Maison Blanche qui a récemment pris sa retraite après avoir fait des commentaires sur le lobby sioniste aux Etats-Unis – NdT), injustement pilonnée par le lobby pro israélien, a déclaré au mois de juillet dernier, au cours d'une conférence de presse de Robert Gibbs à la Maison Blanche, que l'administration « contrôlait la presse, », puis a ajouté « C'est choquant, vraiment choquant...

Pour qui nous prennent-ils, des marionnettes ?

Ils sont censés ne pas se mêler de nos affaires. Ce sont des fonctionnaires. C'est nous qui les payons. »

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A l'époque, l'administration Obama a réduit la portée du texte malgré un fort soutien du congrès – sous prétexte que la sécurité nationale primait sur le droit du public de savoir, que les procureurs devaient pouvoir obliger les journalistes et les lanceurs d'alerte à révéler leurs sources. La loi n'a jamais été définitivement adoptée mais l'administration actuelle l'invoque pour tenter d'empêcher la divulgation d'informations qu'elle veut censurer, et avec plus d'agressivité qu'aucune autre administration précédente. Encore une mesure de l'homme qui avait promis le changement.

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Le résultat est que son état de sécurité nationale s'en prend désormais aux militants, aux dissidents politiques, aux manifestants anti-guerre, aux musulmans, aux immigrés latinos, aux avocats qui les défendent, aux lanceurs d'alerte, aux journalistes qui révèlent les crimes fédéraux, la corruption, ceux qui refusent de dévoiler leurs sources, et Wikileaks, cité dans un rapport du Pentagone de 2008 comme une menace majeure pour la sécurité des Etats-Unis qu'il serait important de fermer en identifiant ses sources, en les décourageant et en les poursuivant. Nous allons y revenir.

A une époque ou le gouvernement agit de plus en plus en s'entourant de secret, en versant dans l'illégalité et en trahissant la confiance du public, les révélations et le débat ouvert sont indispensables. Sans les lanceurs d'alerte, Wikileaks et les journalistes courageux, c'est la transparence de la société qui est mise en cause.

WIKILEAKS, 15 mars 2010, a publié : « les services secrets US veulent détruire Wikileaks »
Le fondateur du groupe, Julian Assange, a décrit un rapport de 32 pages de février 2008 des services de contre-espionnage « pour marginaliser définitivement l'organisation. » Deux ans plus tard, l'objectif n'as pas (encore) été atteint.

Le rapport qualifie Wikileaks de « menace potentielle à la protection des forces, au contre-espionnage, à la sécurité opérationnelle (OPSEC), à la sécurité de l'information (INFOSEC), une menace pour l'Armée des Etats-Unis, (mettant en danger) le personnel du Ministère de la Défense, les sites et les installations.

De telles informations (pourraient aider) les services de renseignement et de sécurité étrangers, des forces militaires étrangères, des insurgés étrangers, et des groupes terroristes étrangers (en leur fournissant) de l'information (qu'ils pourraient utiliser pour attaquer) les forces US, à la fois à l'intérieur des Etats-Unis qu'à l'extérieur » - une langue de bois typique du Pentagone pour exagérer les menaces et décourager les lanceurs d'alerte qui révèlent les crimes et des méfaits du gouvernement...

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Auteur : Stephen Lendman

Source : lgvsite.canalblog.com