Les incertitudes sur l'évolution climatique doivent-elles justifier l'immobilisme ? - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 20/03/2010 à 16h32 par Tanka.


LES INCERTITUDES SUR L'ÉVOLUTION CLIMATIQUE DOIVENT-ELLES JUSTIFIER L'IMMOBILISME ?

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Les incertitudes sur l'évolution climatique doivent-elles justifier l'immobilisme ?

Face aux attaques et remises en cause violentes et souvent injustifiées qui se déchaînent depuis quelques semaines contre les travaux du GIEC et ses recommandations aux responsables politiques, il faut rétablir quelques vérités.

Contrairement à ce qu'affirment les "climatosceptiques", les scientifiques savent aujourd'hui faire la part entre les causes naturelles et les activités humaines. Comme le souligne Jean JOUZEL, climatologue de renommée mondiale, "Les activités humaines ont commencé à sérieusement modifier le climat à partir des années 1960". Les modèles du climat simulent tous une forte amplification arctique du changement climatique : c'est ce qui est observé depuis quelques décennies.

Les scientifiques du GIEC n'ont jamais évoqué une quelconque disparition de l'homme ou toute autre apocalypse telle que certains sceptiques aimeraient bien le faire croire. Mais une chose est sûre? : le niveau de CO 2 atmosphérique a augmenté ces dernières années plus vite que ne le prévoyait le pire scénario du Giec?. Contrairement à ce qu'affirment les "climatosceptiques", les modèles climatiques utilisés ne sont pas des extrapolations des données observées ou une prolongation des phénomènes constatés dans le passé.

Lorsque les modèles évoquent une hausse possible des températures entre 2 et 6?°C, la moitié de cette fourchette exprime cette incertitude et ces incertitudes sont toutes dans les rapports du Giec", encore faut-il les avoir lus. Les modèles ne font pas tous les mêmes projections. Aucun ne propose une hausse linéaire des températures, mais tous prédisent un réchauffement. Le rôle du Soleil fait partie du débat scientifique. Le dernier rapport du Giec y consacre plus de 50 pages. Mais le Soleil compte beaucoup moins que l'orbite de la Terre, qui modifie lentement la répartition de l'ensoleillement et a été le moteur des glaciations.

Depuis une cinquantaine d'années environ, l'effet de serre intervient à hauteur de plus de 2 w/m² dans les températures, alors que l'activité solaire compte pour moins de 2/10 de w/m². Ce n'est pas du tout le même ordre de grandeur. Si l'activité solaire était la grande responsable du réchauffement actuel, on devrait constater un réchauffement des basses couches de l'atmosphère, ce qui est le cas, mais également des hautes couches. Or, pour ces dernières, c'est le contraire qui se produit : elles se refroidissent.

Le réchauffement moyen constaté à la surface de la terre au cours du siècle écoulé s'élève à 0,74°C dont 0,55 °C depuis 1950.Le réchauffement global enregistré depuis 50 ans est le plus important depuis 1000 ans !.

Depuis 1980, la banquise arctique estivale a perdue 11 % de sa surface par décennie et son épaisseur hivernale moyenne a été divisée par deux, passant de 3,64 à 1,89 mètre.

Après être resté quasiment stable pendant 2000 ans, le niveau moyen des océans s'est mis à augmenter de 1 mm par an à partir de la fin du XIXème siècle. Cette augmentation n'a cessé de s'accélérer pour atteindre à présent 3,3 mm par an (dont un tiers du à la dilation thermique et deux tiers à la fonte des glaces), soit 3,3 cm par décennie, ce qui est considérable.

Les derniers travaux du GIEC montrent qu'au niveau mondial, les émissions de CO2 continuent d'augmenter. Depuis 1990, ces émissions annuelles sont passées de 6,5 à 8 gigatonnes et le rythme d'augmentation annuel serait passé de 1,1 à 3,1 %. Depuis 1950, nous avons multiplié par 8 nos émissions mondiales de CO2 !

Nous avons la preuve incontestable que la capacité des "puits" naturels comme les forêts ou les océans à absorber le gaz carbonique diminue depuis 50 ans (- 10 % en 50 ans).

Nous savons également que les concentrations actuelles de CO2 dépassent de 35 % celles de l'ère préindustrielle, surpassant de loin les taux des 800 000 dernières années. Elles sont passées de 280 ppm à l'époque pré-industrielle à 379 ppm en 2005, et celles de méthane ont augmenté de 150 %. L'origine humaine des gaz à effet de serre est avérée.

Engendrée par l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone, l'acidification des océans progresse à une vitesse jamais observée depuis 65 millions d'années. Et cette augmentation extrêmement rapide du phénomène d'acidification aura rapidement un impact néfaste sur de nombreux organismes marins.


Par René TREGOUËT (www.tregouet.org) - Source : notre-planete.info


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Information recueillie par Tanka

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