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Cette actualité a été publiée le 19/03/2012 à 13h17 par Tanka.


LES HUÎTRES EMPOISONNÉES PAR DES EAUX POLLUÉES

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Les huîtres empoisonnées par des eaux polluées

 
Les ostréiculteurs de Dumbéa affrontent ce qui ressemble à la pollution de trop dans un contexte d'urbanisation massive. Face à la présence d'une bactérie, leurs huîtres ont été interdites de vente sans purification. Une partie de la production va déménager.

« Pour leur sauver la vie », les ostréiculteurs de Dumbéa ont déplacé ce week-end une partie de leurs poches d'huîtres arrivées à une taille commercialisable en baie de Saint-Vincent.

Les huîtres élevées à l'embouchure de la Dumbéa ont joué leur rôle d'alarme, même si l'exploitation se serait bien passée d'une telle hécatombe. Elles viennent de révéler une contamination de l'eau qu'elles filtrent pour se nourrir.

Coliforme. « A la fin du mois de janvier, on a commencé à avoir des mortalités importantes, raconte Guillaume Lavergne, gérant de l'Huîtrière de Dumbéa. Ce qui a attiré notre attention sur une pollution potentielle, c'est la déformation des naissains. »

Les ostréiculteurs ont vite découvert que leurs protégées présentaient un taux important d'Escherichia coli, la bactérie intestinale associée aux excréments. Des conclusions confirmées à la mi-février par les prélèvements d'huîtres qu'a réalisés le Sivap.

« On a trouvé des contaminations en coliformes et bactéries qui sont non compatibles avec la réglementation », énonce Cyrus Nersy, chef du service d'inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire de la Nouvelle-Calédonie. Immédiatement, la commercialisation sans purification préalable avec une eau traitée a été interdite. Les producteurs venaient de toute façon de suspendre les ventes, et ils ne sont pas équipés pour purifier leurs 3 000 poches d'huîtres à taille commercialisable.

Urbanisation. L'Huîtrière n'a jamais connu une telle situation. Ses huîtres ont déjà été mises à mal par la turbidité de l'eau. Mais « en termes de sécurité alimentaire, les analyses ont toujours été bonnes, précise le responsable du Sivap. C'est un phénomène récent. »

Un phénomène qui est associé à des déversements d'eaux usées non traitées. Voilà donc les ostréiculteurs rattrapés par les craintes qu'ils émettaient devant le développement de leurs grandes voisines, les zones d'aménagement concerté de Dumbéa-sur-Mer et Panda (notre édition du 28 novembre 2011).

Leur théorie d'une pollution du milieu naturel liée au développement urbain semble en effet se vérifier au point que les différents protagonistes des ZAC, sensibilisés aux risques sur la santé des huîtres et la santé publique, viennent de se saisir du dossier.

« Il y a eu une pollution avérée sur la ZAC de Dumbéa-sur-Mer », confirmait vendredi Gil Brial, interrogé à ce sujet. En tant que président de la Secal, le concessionnaire chargé d'aménager les ZAC et d'en gérer l'assainissement, il évoquait « un mauvais raccordement » entre le réseau d'eaux pluviales et le réseau d'eaux usées. « Ce qui est malheureux dans cette histoire, déplore l'élu provincial, c'est que c'est l'endroit de Calédonie où il y a le meilleur assainissement. »

Investigations. Des tests doivent permettre de situer les raccordements impropres, précise le chef de secteur de la Secal. Etienne Vélut mentionne aussi des débordements accidentels liés aux postes de refoulement de la pointe à la Dorade, un lotissement dont l'assainissement a été rétrocédé à la commune. Mais il insiste : « La pollution que l'Huîtrière a constatée ne vient pas seulement de la ZAC de Dumbéa-sur-Mer. Il y a d'autres problèmes plus haut dans la rivière, et à Nakutakoin.

Notre conclusion, c'est qu'il y a une multiplicité de facteurs. Il est clair qu'il existe des venues d'eaux usées, mais nous avons encore des investigations à mener pour savoir d'où ça vient et en quelles quantités. » « C'est compliqué d'aller dire aujourd'hui que cette pollution est la faute à Pierre, Paul ou Jacques », renchérit le maire. « Dès que j'ai eu cette information, complète Georges Naturel, j'ai demandé aux services techniques et à la Calédonienne des Eaux, chargée de l'exploitation, d'en trouver les sources et les pistes, de les corriger et surtout de mettre en place des procédures pour que ça ne se reproduise pas. »
 

Un article de LNC
 

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Auteur : LNC

Source : www.lnc.nc