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Cette actualité a été publiée le 07/10/2010 à 21h21 par Tanka.


LES GLACIERS HIMALAYENS PLACÉS SOUS SURVEILLANCE SATELLITE

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Les glaciers himalayens placés sous surveillance satellite

La prédiction du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) rédigée dans son quatrième et dernier rapport d'évaluation selon laquelle ils pourraient disparaître à l'horizon 2035 était de l'aveu même de l'organisation onusienne une erreur, toutefois la superficie des glaciers himalayens continue de diminuer de façon inquiétante.

Maudit dérèglement climatique qui fait déjà fondre la banquise et dont il est à craindre qu'il ait des répercussions dramatiques dans les Alpes.

Elles pourraient toutefois être bien plus graves encore en Asie, où d'après une étude de chercheurs néerlandais publiée mi-juiN un milliard et demi d'habitants seraient directement menacés par la fonte des glaciers du plus haut massif de la planète.

Parce qu'il convient de doter les scientifiques des moyens appropriés pour qu'ils puissent évaluer aussi exactement que possible la dégradation de la situation, et in extenso optimiser les chances d'écarter ce spectre effrayant, la NASA et le Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD) à Katmandou (Népal) ont mis au point un nouveau système qui est entré en service hier.

Judicieusement baptisé « Servir », soutenu par les gouvernements concernés et par l'Agence américaine de développement international (USAID), celui-ci a déjà fait ses preuves en Amérique centrale et au Kenya. Il consiste essentiellement en l'utilisation des images sat' de l'agence spatiale américaine et constitue de fait un outil de premier plan pour faciliter le travail des scientifiques.

« Un trou noir pour les scientifiques »

« L'ensemble de la région de l'Himalaya est comme un trou noir pour les scientifiques », a reconnu Basanta Shrestha, l'un des responsables de l'ICIMOD, qui espère « utiliser ce système pour combler le vide de données ». Servir a en tout cas vocation à renforcer la prévention en mettant en garde contre les risques de feux de forêts, d'inondations et de tempêtes, autant de menaces sérieuses pour une biodiversité déjà très fragilisée.

Conscientes des nombreux dangers qui planent au-dessus de la région, certaines associations de défense de l'environnement la qualifient déjà de « troisième pôle » du fait de ses immenses réserves en eau sous forme de glace et de neige. Une accélération de leur fonte pourrait entraîner une multiplication d'inondations aussi graves que celles survenues cet été au Pakistan et à plus long terme une résurgence accrue des vagues de sécheresse.

Même s'il ne pourra pas tout empêcher, cette perspective justifie amplement l'arrivée de Servir dans la capitale népalaise.

Etat de santé réel de la planète





Auteur : Guillaume Duhamel

Source : www.zegreenweb.com