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Cette actualité a été publiée le 06/12/2009 à 09h06 par Tanka.


LES FRANÇAIS CONSCIENTS, CONFUS ET CONFIANTS

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Les Français conscients, confus et confiants

Information recueillie par Tanka.

Climat . Selon une étude de l'Ademe, l'effet de serre est devenu en dix ans la priorité environnementale.

Concernés, mais pas si bien informés... Les Français classent aujourd'hui la lutte contre l'effet de serre comme la priorité environnementale numéro 1, mais ne sont plus si sûrs d'eux quand il s'agit d'expliquer en détail les données du problème. C'est un des enseignements de l'enquête de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) sur les «représentations sociales de l'effet de serre».

Comme cette étude est réalisée tous les ans depuis 2000, elle permet de dessiner les évolutions de l'opinion sur dix ans. Où il apparaît de façon claire que la question climat a peu à peu supplanté les autres. L'effet de serre n'était une priorité que pour 6% des personnes interrogées en 2000, loin derrière la pollution de l'air et de l'eau. C'est devenu l'enjeu prioritaire à partir de 2007, et en 2009, 28% des sondés le placent au premier rang.

«Cette évolution s'explique entre autres par une meilleure, bien qu'encore modeste, compréhension de ce phénomène», écrit l'Ademe. En effet : à la question «En quoi consiste selon vous l'effet de serre ?» les réponses partent dans tous les sens, et parfois à côté. Ainsi, près d'un quart des Français relient à tort le phénomène au problème de la couche d'ozone... L'exemple vient d'en haut. Nicolas Sarkozy avait lui-même fait la confusion en septembre. En revanche, certaines causes de l'effet de serre sont mieux identifiées. Ainsi, le chauffage des bâtiments est cité par 70% des sondés contre 39% en 2000. Enfin, les Français ont plutôt confiance dans la science : 70% des sondés estiment que le réchauffement dû à l'effet de serre est «une certitude pour les scientifiques». Un chiffre stable depuis 2004.

Le cabinet RCB Conseil, qui a réalisé cette synthèse, analyse aussi par catégorie de sondés : «De façon surprenante, notent les auteurs, le niveau d'études n'est pas une variable très déterminante des perceptions.» En revanche sans surprise, les jeunes sont «plus accessibles à la compréhension du réchauffement et des désordres climatiques qu'il produit». A vérifier dans la prochaine étude.

Par GUILLAUME LAUNAY

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