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Cette actualité a été publiée le 13/01/2011 à 20h49 par Tanka.


LES FINANCIERS VEULENT PLUS D'INFO SUR LES RISQUES CLIMATIQUES

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Les financiers veulent plus d'info sur les risques climatiques

Les informations sur les changements climatiques et leurs impacts physiques et économiques sont insuffisants ou inadaptés aux besoins des acteurs de la finance, selon un rapport publié le 12 janvier par le Pnue. Banques, assureurs et investisseurs sont pourtant prêts à jouer un rôle dans l'adaptation des économies. A condition de disposer de données pertinentes comme des prévisions climatiques locales dans tous les pays et secteurs où ils opèrent.

« Jusqu'à présent, le rôle-clé que les institutions financières et le secteur privé peuvent jouer pour accroître la résilience des économies et de la société au changement climatique a été négligé », a déclaré Paul Clements-Hunt, responsable de l'Initiative Finance du programme des Nations unies pour l'environnement (IF-Pnue), dans un communiqué du 12 janvier. « Cette étude est une première étape dans l'identification de ce dont nous avons besoin pour que les institutions financières puissent commencer à jouer leur rôle dans l'accélération de la transition de nos économies vers des économies vertes », a-t-il ajouté.

Commandité par le ministère allemand de la recherche, le rapport[1] présente les résultats d'une enquête internationale menée par le groupe de travail sur les changements climatiques (CCWG) de l'IF-Pnue et le Sustainable Business Institute (SBI). Plus de 60 institutions (assureurs, réassureurs, organismes de prêts et gestionnaires d'actifs) issues de pays développés et en voie de développement y ont participé.

Premier enseignement, la majorité des participants s'attendent à voir augmenter les risques liés au changement climatique. Afin de gérer ces nouveaux risques, le secteur financier souhaite bénéficier d'un meilleur accès à l'information scientifique (prévisions liées au changement climatique, modélisation, analyse et interprétation de données). De fait, seuls un tiers des participants se sentent suffisamment informés sur le changement climatique.

Cette information doit être adaptée à la durée des contrats, aux régions dans lesquelles les clients détiennent des actifs ou veulent entreprendre des opérations, ainsi qu'aux secteurs concernés.

Or les participants à l'enquête jugent inexistantes, ou mal adaptées à leurs besoins, les prévisions à l'échelle locale et régionale à un horizon de 10 à 30 ans. Sans compter le manque de données dans de nombreux pays en développement, en Asie, Afrique et Amérique du Sud.

Pour 80 % des personnes interrogées, ce sont les informations sur la fiabilité des prévisions climatiques qu'elles attendent le plus, suivies des données météorologiques historiques.

Même si les prévisions climatiques contiendront toujours des incertitudes, les acteurs financiers estiment que plus ils disposeront d'informations, mieux ils pourront gérer ces risques. « Les institutions financières sont expertes dans l'identification, la quantification et la tarification des risques.

Cette expertise peut être d'une grande valeur pour la société dans son ensemble face à l'incertitude liée à l'évolution des tendances climatiques et aux risques importants qu'elle sous-tend », estime Mark Fulton, directeur général de la section Conseil sur le changement climatique de la Deutsche Bank et président adjoint du CCWG de l'initiative IF-Pnue.

Les lacunes pointées dans le rapport peuvent être comblées, selon leurs auteurs, grâce à des programmes de recherche sur la fiabilité des prévisions et des modélisations climatiques, une meilleure traduction pédagogique et didactique des connaissances scientifiques et une collaboration accrue entre scientifiques et financiers. La majorité des participants à l'enquête (62 sur 65) se disent prêts à coopérer, assureurs et réassureurs en tête.

Au-delà de l'action bénéfique escomptée pour l'économie et la société en termes d'adaptation au changement climatique, les acteurs financiers espèrent qu'une meilleure expertise sur les risques climatiques leur apportera un avantage compétitif fort.

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Auteur : Sabine Casalonga

Source : www.journaldelenvironnement.net