Les Etats-Unis craignent l'une des pires marées noires de leur histoire - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/04/2010 à 13h01 par frederic.


LES ETATS-UNIS CRAIGNENT L'UNE DES PIRES MARÉES NOIRES DE LEUR HISTOIRE

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Les Etats-Unis craignent l'une des pires marées noires de leur histoire

Après l'incendie d'une plate-forme pétrolière au large de la Louisiane, celle-ci a sombré.

Les Etats-Unis redoutent maintenant l'" une des pires marée noire de l'histoire " du pays alors que les premiers essais pour colmater le puits qui laisse écouler le pétrole se sont révélés infructueux.

Le golfe du Mexique comprend plus de 3500 plates-formes qui extraient des nappes profondes d'importantes quantités d'hydrocarbures.

Le forage en mer, plus cher à mettre en oeuvre est aussi plus technique et risqué comme en témoigne cette catastrophe inquiétante.

Mardi 20 avril 2010, la plate-forme d'exploration " Deepwater Horizon " construite en 2001, propriété de Trans Ocean et exploitée par la compagnie British Petroleum (BP)(1), a pris feu, tuant 11 travailleurs.

Située au large de la Louisiane, à 70 kilomètres au sud-est de Venice (côtes américaines), celle-ci a sombré deux jours plus tard dans un gigantesque incendie, d'origine inconnue, malgré les efforts des pompiers.

Plus de 2,6 millions de litres d'hydrocarbures étaient stockés à bord de la plate-forme lors de l'accident mais les observateurs ignorent encore la quantité qui a brûlé avant que cette dernière ne sombre.

Elle repose désormais à 1 500 mètres de fond mais le puits d'extraction du pétrole n'a pu être colmaté et le précieux liquide continue de s'échapper.

Conséquence : près de 160 000 litres de pétrole brut jaillissaient du puits sous-marin chaque jour. Depuis jeudi 29 avril, la découverte d'une nouvelle brèche dans le puits a fait monter cette estimation à 795 000 litres par jour !

Un millier de personnes, des robots sous-marins sont mobilisés pour tenter de fermer les vannes de sécurité qui auraient normalement dû se déclencher automatiquement lors de l'accident.

Coût de l'opération : 4,5 millions d'euros par jour.

Les idées pour colmater le puits ne manquent pas :

•construction d'un couvercle de métal en forme d'entonnoir qui pourrait recouvrir le puits pour extraire en surface le pétrole en attendant de pouvoir fermer la tête de puits.

Problème : " la structure, fabriquée sur mesure, est en cours de conception et de construction. Elle devrait être prête d'ici deux à quatre semaines ", a précisé Robert Wine, un porte-parole de la compagnie. De surcroît, cette solution n'a jamais été expérimentée à de telles profondeurs.

•Apport d'une deuxième plate-forme. BP souhaite forer un puits de secours pour courcircuiter le puits principal, le temps de le colmater.

La plate-forme Development DrillerIII, arrivée sur place lundi 26 avril, devrait commencer à forer d'ici quelques jours. Là aussi, cette solution prendra " deux à trois mois ", selon BP qui y voit toutefois un moyen de reprendre la production une fois l'installation terminée.

En attendant, le pétrole continue de jaillir du puits et alimente une nappe de pétrole de plus en plus menaçante.

Si les premières estimations étaient plutôt optimistes, la situation s'est nettement dégradée. En effet, dans les premières heures qui ont suivi l'accident, une nappe de pétrole de 8 km de long et d'1,5 km de large avait été observée autour du site.

Mardi 27 avril, celle-ci faisait déjà 130 km de long sur 80 km de large et n'était plus qu'à 30 km du littoral.

L'échec des premières solutions laisse présager l'une des pires marées noires de l'histoire des Etats-Unis.

Les garde-côtes envisagent même de mettre le feu à la nappe de pétrole ce qui limiterait la pollution des côtes mais aggraverait celle de l'air.

Ainsi, le contre-amiral des garde-côtes Mary Landry a déclaré qu'en cas d'accord, " le pétrole serait pris au piège dans des barrages flottants spéciaux " puis, la nappe serait incendiée.

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Mercredi 28 avril, vers 23h45 heure française, des petites nappes isolées ont été incendiées.

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des Etats-Unis a indiqué que les oiseaux et les mammifères pourraient échapper plus facilement à un incendie qu'à une nappe de pétrole, quand bien même les panaches de fumée pourraient les désorienter.

Toutefois, la combustion du pétrole n'est pas sans conséquence puisqu'elle générera une importante pollution atmosphérique dont les effets sur la vie marine ne sont pas bien établis.

Or l'écosystème côtier est notamment riche en oiseaux (hérons, pélicans bruns...), en mammifères (dauphins, cachalots...) en poissons (requins, espadons, mérous...) et crustacés (40 % des fruits de mer consommés aux Etats-Unis proviennent de Louisiane).

(...)

Par Christophe Magdelaine

Source : notre-planete.info

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Information recueillie par Frédéric

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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