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Les espèces qui disparaissent en Méditerranée - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 22/01/2010 à 10h11 par Lo.

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Les espèces qui disparaissent en Méditerranée

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Conférence de 1999, toujours d'actualité...

par le professeur Charles-François Boudouresque

Un peu partout dans le monde, sur terre comme en mer, des espèces disparaissent, du fait de l'homme. Et qu'on ne nous dise pas "c'est la loi de la nature, les dinosaures ont bien disparu": la crise actuelle est sans commune mesure, par sa rapidité, avec ce qui s'est passé au cours des temps géologiques.

Ces espèces qui disparaissent

Les espèces qui disparaissent, on les localise volontiers en Amazonie, à Java, ou en Afrique. Pourtant, pour ce qui est des menaces sur la biodiversité, l'Amazonie commence à la sortie du Vieux-Port, c'est-à-dire à nos portes.

Le Phoque moine et l'arapède géante ont disparu de notre littoral, des dizaines d'espèces y sont devenues si rares que leur avenir semble incertain. Parmi elles il y a des espèces qui sont étroitement associées à notre imaginaire affectif, sans que les menaces qui pèsent sur elles soient perçues en dehors du cercle restreint des spécialistes.

Et que sait-on de l'immense cohorte des "sans grade", ces centaines d'espèces dont on ignore la situation, faute de données précises ? Car notre Méditerranée est peut-être plus mal connue que la face cachée de la Lune...

La disparition d'une espèce est une perte irrémédiable, même quand on ne sait pas très bien en mesurer toutes les conséquences. C'est la disparition d'un élément de notre patrimoine commun, d'une oeuvre d'art en quelque sorte. C'est la disparition d'un maillon peut-être essentiel dans les mécanismes complexes et encore mal connus qui gouvernent la nature. C'est enfin, on le découvre aujourd'hui, une perte économique dont le coût sera payé à crédit, non seulement par nous même, mais par les générations à venir.

Tout est perdu ? non ! sous le charabia des Conventions internationales, le fatras des organismes nationaux et internationaux en charge de l'environnement, la langue de bois des déclarations d'intention et les textes de loi non appliqués, il n'est pas rare qu'émerge une petite lumière : il se passe quelque chose.

Les dinosaures ont disparu...

Les disparitions d'espèces constituent un phénomène naturel. On considère qu'une espèce vit en moyenne 4 millions d'années. Au total, 2 milliards d'espèces auraient vécu sur le terre depuis l'origine de la vie, il y a 3.7 à 3.8 milliards d'années.

Toutefois, dans l'histoire de la Terre, les disparitions d'espèces ne se sont pas produites régulièrement, mais avec des périodes de forte accélération ("crises") et de ralentissement. On a recensé 17 crises. Les crises les plus spectaculaires sont la crise de la fin de l'Ordovidien (438 Ma) [2], de la fin du Dévonien (370 Ma), de la fin du Permien (250 Ma ; la plus grave : 77 à 96% des espèces ont disparu), de la jonction Trias-Jurassique (215 Ma) et enfin la crise Crétacé-Tertiaire (65 Ma ; disparition du tiers de la biodiversité d'alors, dont les dinosaures).

On désigne sous le nom de paléo-extinctions les disparitions d'espèces naturelles, qui se sont produites au cours de l'histoire géologique de la terre.

L'homme est à l'origine d'une nouvelle crise

Cette nouvelle crise, due à l'homme, a commencé au Pléistocène ; les chasseurs du Paléolithique ont joué un grand rôle dans l'extinction d'une grande partie de la faune de Vertébrés ; cette action se poursuit, puisqu'au cours des 4 derniers siècles, il a disparu en moyenne une espèce de Vertébré tous les 2.7 ans.

Au total, 100 espèces disparaîtraient chaque jour. On estime que le rythme des extinctions est aujourd'hui 100 à 1000 fois plus rapide que le taux "naturel". Cette crise serait même, selon d'autres auteurs, la plus grave que la terre ait connu, avec un rythme d'extinctions 20 à 10 000 fois supérieur (selon que l'on se base uniquement sur les espèces effectivement connues, ou que l'on y ajoute les espèces qui restent à découvrir) à ce qu'il a été au cours des crises géologiques.

Les extrapolations à partir des tendances actuelles aboutissent à une disparition de 5 à 15 % de l'ensemble des espèces du globe (y compris celles qui ne sont pas encore décrites) d'ici à 2020 ; certains écologistes avancent que la moitié des espèces (tout au moins dans certains groupes) pourraient disparaître d'ici la fin du 21° siècle.

On désigne sous le nom de néo-extinctions les disparitions d'espèces dues à l'homme...


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Ref: BOUDOURESQUE C.F., 1997. Ces espèces qui disparaissent ... Conférence "Paroles de mer", Librairie Chemins de Mer. GIS Posidonie publ., Marseille, Fr. : 1-11.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

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