Les énergies propres dopent la R&D américaine - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 12/02/2010 à 01h28 par Michel WALTER.


LES ÉNERGIES PROPRES DOPENT LA R&D AMÉRICAINE

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Les énergies propres dopent la R&D américaine

Les Etats-Unis, qui consomment 25 % de l'énergie primaire mondiale, ont lancé de nombreux programmes de R&D sur les énergies renouvelables, comme le photovoltaïque et l'éolien.

Nous allons injecter 100 millions de dollars prélevés sur le plan de relance de l'économie dans les recherches à haut risque sur l'énergie. »

Le secrétaire américain à l'énergie Steven Chu fait feu de tous bois. Le développement des énergies propres est devenu une priorité nationale et les dollars coulent à flot : fonds fédéraux, subventions des Etats fédérés, sans oublier les investissements du secteur privé.

Entre 2005 et 2008, les engagements réalisés par le capital-risque américain dans les technologies propres ont été multipliés par 12 pour atteindre 12 milliards de dollars.

La crise financière a ralentit le mouvement, mais les « cleantechs » ont désormais supplanté les sciences du vivant et l'informatique dans le coeur et le portefeuille des « venture capitalists » américains. Selon une étude de Deloitte et Touche, 63 % des capital-risqueurs souhaitent augmenter leur soutien aux créations d'entreprises dans les technologies propres.

Ce mouvement a démarré dès l'an 2000, grâce à plusieurs programmes de R&D lancés par l'administration Bush. L'équipe Obama a complété ce dispositif par des financements publics massifs et des mesures fiscales très attractives.

Le soleil brille sur la Californie

Une berline sportive 100 % électrique en 2012

Selon un récent rapport réalisé par le service scientifique de l'ambassade de France à Washington, la tendance est claire : « Les Etats-Unis sont en route vers un nouveau modèle énergétique sobre en carbone. »

Le candidat Obama s'était engagé au cours de sa campagne à injecter 15 milliards de dollars par an pendant les dix prochaines années dans la recherche sur les « cleantechs ».

La crise financière a quelque peu refroidi cet enthousiasme, mais le plan de relance (American Recovery and Reinvestment Act) de février 2009 place les énergies alternatives au centre des deux problème majeurs des Etats-Unis de l'après-crise financière : la relance de l'économie et la création de nouveaux emplois.

Moderniser le réseau

Washington a également mis en place une agence spécifique chargée de soutenir les projets de recherche sur les énergies alternatives : l'Arpa-E. Construite sur le modèle de la Darpa, l'agence qui finance les recherches technologiques à vocation militaire, qui a fait ses preuves, cet organisme fédéral dispose d'une cagnotte initiale de 400 millions de dollars.

Outre les travaux classiques, comme l'amélioration du rendement des éoliennes, la recherche sur la biomasse, le stockage du CO2, l'isolation des immeubles ou la conception de batteries de forte capacité pour les véhicules électriques, l'Arpa-E soutient des études très exotiques comme la production de carburants par des micro-organismes.

Le premier appel d'offres, lancé au début 2009 auprès des universités, a sélectionné 37 projets qui recevront en moyenne une dotation de 4 millions de dollars (151 millions de dollars au total).

Cette action se drape d'une coloration ouvertement militante : « Réduire la dépendance du pays vis-à-vis des énergies importées. » La rénovation du réseau de distribution d'électricité du pays, particulièrement vétuste, fait également partie des objectifs prioritaires (projet Smart Grid).

De nouveaux biocarburants

Au pays de l'automobile, les biocarburants sont un autre axe prioritaire. Les Etats-Unis sont devenus les champions du monde de la filière céréales-éthanol pour produire du carburant. Là encore, Washington a mis en place un arsenal législatif (crédit d'impôt-recherche et dégrèvements fiscaux) qui a véritablement fait exploser la production d'éthanol à partir de maïs.

Ce succès a entraîné un triplement du prix du maïs à la production, qui a eu des répercussions catastrophiques au Mexique. Utiliser de l'éthanol extrait de céréales pour remplir les réservoirs des gros V8 américains a choqué nombre d'esprits - une tonne de maïs permet de produire 375 litres d'essence.

Malgré les protestations, la production de cette filière a été revue à la hausse. Pour sortir de l'usage des plantes vivrières, les recherches portent désormais sur l'éthanol cellulosique produit à à partir de déchets de la biomasse. Mais cette transition sera lente.

(...)

ALAIN PEREZ, Les Echos

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