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Cette actualité a été publiée le 27/01/2010 à 21h06 par Tanka.


LES DÉFENSEURS DES ANIMAUX MONTENT AU FRONT

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Les défenseurs des animaux montent au front

Information recueillie par Anny

A six semaines du scrutin, les partisans de l'initiative populaire demandant l'institution d'un avocat des animaux dans chaque canton sont montés au front mardi. Malgré l'opposition des partis bourgeois, ils ont pu compter sur le soutien de parlementaires de tous bords.

"Personne ne doit craindre un oui le 7 mars prochain - à part les personnes maltraitant les animaux", ont-ils lancé à l'adresse notamment des paysans. "La Suisse s'est dotée d'une bonne loi sur la protection des animaux, mais une loi n'est bonne que si elle est correctement mise en application et c'est là que le bât blesse", a déclaré Heinz Lienhard, le président de la Protection suisse des animaux (PSA), à l'origine de l'initiative.

Condamnations trop clémentes

Nombre de cantons ne dénoncent en effet pratiquement pas de délits de protection animale. Et lorsqu'une procédure est ouverte, elle se clôt souvent par une condamnation bien trop clémente. Alors que la loi prévoit des amendes allant jusqu'à 20'000 francs, la plupart de celles infligées atteignent 500 francs à peine, a relevé la conseillère nationale Tiana Angelina Moser (PVL/ZH).

Or, "des peines sévères doivent être infligées aux personnes maltraitant les animaux si l'on veut que ces punitions aient un effet dissuasif", a relevé le conseiller national Jacques Neyrinck (PDC/VD). Les avocats des animaux permettront de veiller à la bonne application de la loi, et ce, à un coût "absolument acceptable", a souligné la conseillère nationale Adèle Thorens Goumaz (Verts/VD).

"Pas un espion dans les étables"

Il coûte 80'000 francs par an au canton de Zurich, seul canton à s'être doté, en 1992 déjà, d'une telle institution. De son côté, le conseiller national Alexander Baumann (UDC/TG) s'est efforcé de dissiper les éventuels doutes des paysans: "l'avocat de la protection des animaux n'est pas un bailli qui va fureter dans les étables", a-t-il lancé. Quiconque détient correctement ses animaux n'aura pas affaire à lui.

Les cas de maltraitance graves divulgués ces derniers temps portent par ailleurs atteinte à la réputation des paysans. Il est dans leur intérêt de les réprimer correctement.

ap/mej - Source : tsr.ch

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