Les déchets du tsunami dérivent dans le Pacifique - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 21/06/2011 à 19h11 par Fred.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager par mail
Les déchets du tsunami dérivent dans le Pacifique

 
En se retirant, la vague géante a emporté des millions de tonnes de déchets vers l'océan. Entraînés par les courants, certains d'entre eux vont voyager pendant des années...

Le 11 mars, le nord-est du Japon était doublement frappé, par un violent séisme puis par un tsunami. Cette catastrophe a laissé derrière elle, « environ 25 millions de tonnes de déchets », estime Charlotte Nithart, directrice de l'organisation environnementale Robin des Bois. Et la vague, en se retirant, « a emporté des maisons, des voitures... », relève l'Université américaine d'Hawaï.

Cette masse de déchets, impossible à évaluer, dérive maintenant dans l'océan, « à la vitesse de 5 à 10 miles marins par jour (8 à 17 km/h) dans un infernal cercle : la boucle du Pacifique-Nord », ajoute Robin des Bois.

« C'est une circulation connue depuis longtemps, détaille François Galgani, chef de projet à l'Ifremer de Bastia. Ces déchets vont aller vers l'est. Une partie va se détacher en direction des îles Hawaï », où ils sont attendus au printemps 2012.

Dix ans de « croisière »

L'autre branche de déchets va rejoindre la zone de convergence de l'est de l'océan Pacifique. Certains y resteront bloqués. D'autres continueront vers le sud puis l'ouest, vers l'Indonésie. Durée de la « croisière » : dix ans ! Ensuite, ils seront peut-être attrapés par une autre zone de convergence, plus petite, récemment localisée, où les courants les emprisonnent.

« Nous étudions ces déchets post-catastrophes depuis une dizaine d'années, rappelle Charlotte Nithart. Pour le Japon, nous avons cherché à savoir quels matériaux étaient concernés. » La liste est impressionnante et les dangers qu'ils constituent sont particulièrement variés.

Cela va « des appareillages électriques ou électroniques qui relarguent en mer des polluants persistants » aux « sacs d'engrais agricoles » ; « des avions, bateaux, voitures qui vont rejeter des hydrocarbures, et autres liquides toxiques » aux « médicaments des armoires à pharmacie ».

Il faut encore compter « les déchets physiques tels que des conteneurs, des troncs d'arbres... » ; « les poissons et cétacés qui se prennent dans des bouts de filets qui traînent », l'étouffement des algues par la décomposition de plaques de béton armé.

« La mer n'est pas une grande lessiveuse », souligne Charlotte Nithart qui appelle que « les conventions nationales interdisent l'immersion de déchets dans tout l'océan mondial ».

« Ce peut être moins grave que spectaculaire », relativise François Galgani. Cette pollution est accidentelle. Tout arrive en masse. Est-ce pire que la pollution chronique qui frappe certaines zones côtières, pendant des décennies ?

Il n'en reste pas moins que le tsunami a provoqué une autre pollution invisible mais bien réelle : une pollution radioactive. Et cette radioactivité durera des milliers d'années.

 

 

Un article de Philippe SIMON, publié par ouest-france.fr

 

Vous aimez notre travail ? Alors merci de nous soutenir

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Source : www.ouest-france.fr

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Fred
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.