Les déchets de la téléréalité - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/07/2014 à 23h32 par Exo007.


LES DÉCHETS DE LA TÉLÉRÉALITÉ

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Les déchets de la téléréalité

 

Communiqué du 30 juin 2014

Environ 20.000 tonnes d'écrans de télévision à tube cathodique concassés sont abandonnés à ciel ouvert ou sous des bâches déchirées. Ces déchets dangereux ont des teneurs élevées en plomb, en mercure, en cadmium ; ils contiennent aussi des terres rares très faiblement radioactives.

Les amas de verre débordent des aires de stockage et libèrent des poussières diffuses et des eaux de ruissellement non canalisées.

Ça ne se passe pas au Ghana ou en Chine mais dans la banlieue du Mans à 200 km de Paris et des sièges des éco organismes français chargés de la collecte et de la bonne fin de l'élimination des téléviseurs et des ordinateurs en fin de vie.

Ce nouveau scandale résulte des activités illégales de MBM (Mercure Boys Manufacture) et de la liquidation judiciaire de l'entreprise.

Le stock de déchets dangereux correspond environ au dépeçage de 650.000 postes de télévision.

Après Zimaval (1) à Falaise dans le Calvados et Citron (2) dans la banlieue du Havre en Seine-Maritime, l'affaire Mercure Boys démontre les lacunes et les abus de la filière de traitement des DEEE (Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques).

Robin des Bois depuis plusieurs années réclame de la part des éco organismes, de la grande distribution, des pouvoirs publics plus de rigueur, d'inventivité technique et d'investissement financier pour construire une véritable filière de traitement des déchets recyclables. A défaut, le nouveau concept d'économie circulaire ne sera qu'un instrument de marketing politique et économique.

En été 2013, alors que le stock de déchets dangereux était déjà constitué et continuait à grossir faute de débouchés, les inspecteurs de la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) relevaient que « le site donne une vision chaotique » et constataient « des envols de poussière importants lors des manipulations ». « Les auvents encore correctement gérés en 2012 sont largement saturés et les déchets sont à l'air libre. Des tas sont constitués devant d'autres tas, eux-mêmes enserrant des big bags. Une ancienne chargeuse gît au milieu des déchets, huile moteur largement répandue au sol».

La manipulation des tubes cathodiques, de leurs broyats et des broyats d'ordinateurs expose les salariés à des mélanges de poussières complexes et toxiques dont l'effet cocktail est méconnu. Compte tenu des ex conditions de travail, il est souhaitable que l'inspection du travail et l'ARS (Agence Régionale de Santé) entreprennent un suivi sanitaire des 18 salariés dédiés à cette activité et aujourd'hui licenciés.

A quelques mètres des stocks, il y a un élevage de chevaux et des gîtes ruraux.

(...)

 

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Un article de robindesbois.org relayé par SOS-planete

 

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Auteur : robindesbois.org

Source : www.robindesbois.org