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Cette actualité a été publiée le 30/01/2011 à 15h02 par Tanka.


LES CONSOMMATEURS DE VIANDE CONTRIBUENT À LA DÉFORESTATION

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Les consommateurs de viande contribuent à la déforestation


Titre original : Les consommateurs européens de viande contribuent à la déforestation de l'Amazonie

C'est un rapport des Amis de la Terre qui l'affirme : les consommateurs européens ont une responsabilité majeure dans la déforestation de l'Amazonie.

La croissance de la demande européenne de viande, aliments pour bétail et agrocarburants exerce une pression considérable sur l'environnement brésilien.

D'où l'appel des des Amis de la Terre Europe à une réforme profonde de la Politique agricole commune (PAC) pour réduire la dépendance de l'Europe aux importations de soja, d'aliments fourragers et de viande.

De la forêt à la fourchette
Le rapport « De la forêt à la fourchette » des Amis de la Terre Europe utilise les données les plus récentes pour montrer que l'Union européenne :

* est le 4ème importateur mondial de viande du Brésil avec 250 000 tonnes de boeuf importées en 2009 ;
* achète environ un tiers de la récolte de soja du Brésil ;
* est le premier importateur mondial d'éthanol brésilien, issu de la canne à sucre.

L'association souligne que ce phénomène pourrait s'accentuer d'ici à 2020 : la production de soja pourrait augmenter de 5 millions d'hectares et la surface consacrée à l'élevage et à la culture de canne à sucre de 25 % pour la même période.

Les Amis de la Terre s'inquiètent d'une possible modification de la loi forestière brésilienne sous la pression des industriels de l'agrobusiness.

Et ils relèvent que les fragiles progrès dans la lutte contre la déforestation pourraient être effacés avec la hausse des produits alimentaires mondiaux.

Les consommateurs européens peuvent jouer un rôle

Selon Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêt pour les Amis de la Terre France : « Le cas brésilien illustre les ambigüités de la communauté internationale. A la tribune des négociations sur le climat, les pays riches appellent à protéger les forêts mais dans les coulisses des négociations commerciales, les forêts sont sacrifiées sur l'autel des intérêts économiques. Il est très difficile d'amener les pays riches à accepter l'idée qu'ils doivent réduire leur consommation et réorganiser radicalement leur économie, c'est pourtant une condition indispensable pour alléger la pression sur les forêts ».

Pour Adrian Bebb, chargé de campagne Agriculture et Alimentation au sein des Amis de la Terre Europe : « Les consommateurs européens peuvent jouer un rôle pour réduire la pression sur l'Amazonie et le Cerrado en limitant leur consommation de viande mais nous avons besoin que les gouvernements mettent en place des politiques pour aider les agriculteurs à réduire les importations de tourteaux de soja pour le bétail, ou encore pour stopper l'utilisation d'agrocarburants ».

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Auteur : lesinfosvertes.hautetfort.com

Source : lesinfosvertes.hautetfort.com