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Cette actualité a été publiée le 04/03/2012 à 00h43 par Tanka.


LES CONSÉQUENCES DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE SUR LES ESPÈCES

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Les conséquences du réchauffement climatique sur les espèces

 
Les épisodes de sécheresses et de fortes chaleurs à répétition influent sur de nombreuses espèces qui, pour survivre, se déplacent vers le Nord. Mais les données manquent encore dans l'Indre.

Les périodes anormalement sèches et chaudes à répétition ont-elles une influence sur l'aire de répartition des espèces animales et végétales ? Une question qui n'a pas encore de réponse formelle dans l'Indre, par manque de données. Mais de nombreux indices le laissent penser.

« Le héron garde boeuf était présent en Camargue dans les années 1950 ; il est remonté en Brenne depuis une vingtaine d'années, explique ainsi Jean Eldin, directeur d'Indre nature. Il est sensible au froid mais très favorisé par une montée des températures. Il y a quelques espèces de papillons qui prospèrent aussi. Mais ce n'est que du ressenti, pas du protocole scientifique. »

Le réchauffement climatique intervient sur des échelles de temps relativement importantes. Pour obtenir des certitudes quant à ses influences sur les écosystèmes du département, il conviendrait donc de suivre des espèces particulièrement sensibles aux variations de températures ou de pluviométrie, sur plusieurs dizaines d'années. Des données qui, pour l'heure, n'existent pas. Aucun suivi de ce type, qui nécessite d'importants moyens, n'a été entrepris dans l'Indre.

Un laboratoire a envisagé un temps d'y mener une étude sur la vipère péliade, avant de se raviser. Cette espèce, selon des travaux du Centre d'études biologiques de Chizé (Deux-Sèvres), n'a plus été observée au sud de la Loire depuis 1911. Selon la même étude, la couleuvre verte et jaune s'est déplacée d'une soixantaine de kilomètres vers le Nord au cours des quarante dernières années.

17 kilomètres par décennie

Si les observations actuelles manquent de poids à l'échelon local, des études plus globales montrent en revanche clairement de réelles conséquences des changements climatiques sur l'aire de répartition de nombreuses espèces. Le CNRS et le Muséum national d'histoire naturelle ont ainsi montré, dans une étude publiée en janvier, qu'oiseaux et papillons fuient le réchauffement en évoluant plus au Nord et plus en altitude.

L'été dernier, des chercheurs de l'université d'York (Grande-Bretagne), compilant les données de cinquante-quatre publications relatives au déplacement des aires de répartition de plus de 2.000 espèces lors des quarante dernières années, étaient parvenus à des conclusions similaires, estimant le déplacement moyen à 16,900 km vers le Nord par décennie.
L'impact est donc net.

Mais à plus court terme, ce sont surtout le fractionnement du territoire, la destruction des habitats et l'introduction d'espèces exotiques envahissantes qui viennent concurrencer les variétés locales, qui ont la plus forte influence. « Le réchauffement climatique peut être le coup de grâce : mais à très court terme, il joue peu par rapport à un coup de bulldozer sur une prairie. »
 

Un article de Thierry Roulliaud, publié par La Nouvelle Republique
 

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Auteur : Thierry Roulliaud

Source : www.lanouvellerepublique.fr