Les chercheurs veulent sauver les habitats menacés - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 13/12/2010 à 20h40 par Mich.


LES CHERCHEURS VEULENT SAUVER LES HABITATS MENACÉS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Les chercheurs veulent sauver les habitats menacés

CARACAS, Venezuela - Des marécages de mangroves du Venezuela aux forêts côtières d'Indonésie, des communautés entières de plantes et d'animaux sont menacées. Les scientifiques essaient maintenant de déterminer comment recenser et cartographier les écosystèmes les plus en danger, comme ils le font déjà avec les espèces animales menacées.

Des experts croient que la mise sur pied d'une «liste rouge» des écosystèmes en péril pourrait permettre d'identifier les crises provoquées par une multitude de causes — du réchauffement climatique à la déforestation — et plus de diriger l'attention de la planète vers les secteurs devant être protégés.

Le long des berges du lac Maracaibo, au Venezuela, des eaux d'écoulement chargées de pesticides et de sédiments étouffent les animaux qui vivaient jadis au travers des racines des mangroves, notamment des crabes, des alevins et des crustacés, affirme la biologiste marine et écologiste Luz Esther Sanchez.

Elle ajoute que le sauvetage de ces marécages nécessitera un effort de grande envergure pour réduire la pollution de l'eau et mettre fin à la déforestation en amont.

«Faire de ces marécages un écosystème menacé serait très utile pour leur conservation, a dit Mme Sanchez. Les gens se mobilisent pour défendre les dauphins. Ils se mobilisent pour défendre les tortues. Mais je ne les ai jamais vu défendre les marécages avec autant d'ardeur.»

Un comité de travail composé de biologistes et d'écologistes provenant de partout dans le monde tente de développer un système de classification des menaces aux écosystèmes.

«Si on peut mettre sur pied un système solide, scientifique et rigoureux, qui serait relativement facile à surveiller dans le monde (...) on pourrait suivre l'évolution des changements et les décrire et sonner l'alarme quand ça ne va pas», a dit l'écologiste néerlandais Piet Wit.

M. Wit préside la Commission de gestion des écosystèmes créée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'organisme environnemental qui gère la «liste rouge» des centaines d'espèces d'animaux et de plantes qui sont menacées à travers le monde.

Le développement d'une classification précise pour les habitats représente une tâche monumentale. Les experts s'entendent toutefois déjà pour dire que certains écosystèmes sont en danger: les récifs de corail, les marais salés, les habitats montagneux menacés par le réchauffement climatique, les prairies du sud de la Russie, la forêt atlantique du Brésil et d'autres.

Sur l'île indonésienne de Bornéo, la déforestation représente un péril de premier plan pour les forêts côtières où habitent les orangs-outangs, eux-même une espèce menacée. Dans les Andes, la propagation des terres agricoles a fragmenté les forêts montagneuses humides qu'habitent l'ours à lunettes.

«On constate habituellement tout d'abord un déclin des écosystèmes, puis ensuite des espèces», a expliqué Jon Paul Rodriguez, un biologiste de l'Institut vénézuélien de recherche scientifique qui dirige le comité de travail mis sur pied par l'UICN.

La liste d'habitats endommagés par les humains s'allonge. La mer Aral, qui s'étirait auparavant du Kazakhstan à l'Ouzbékistan, a fondu de 90 pour cent en raison de programmes de déviation de l'eau qui ont laissé derrière une terre salée désolée, des bateaux abandonnés et une économie en ruine. Les prairies d'herbes hautes sont essentiellement disparues en Amérique du Nord, en compagnie des animaux qui les habitaient. Et certaines rivières, comme le Rio Grande, ont été étranglées par les besoins en eau et se rendent maintenant à peine jusqu'à la mer.

Stuart Pimm, un expert sur la dispartion des espèces de l'université Duke, applaudit l'effort de classification des écosystèmes, mais se demande comment le système serait mis en application.

«Il est beaucoup, beaucoup plus difficile de définir un écosystème que de définir une espèce, a-t-il dit. Et plus on raffine les choses, plus ça devient compliqué.»

M. Pimm croit qu'il sera difficile d'élaborer des définitions constantes, capables de survivre aux pressions politiques, et de les faire respecter quand des décisions épineuses devront être prises.


Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes.

Dossier gras de palme

Deviens lanceur d'alertes

SOS-planete, le site géant qui déchire!





Auteur : IAN JAMES, THE ASSOCIATED PRESS

Source : www.journalmetro.com