Les biocarburants souffrent d'un bilan plus que mitigé au niveau environnemental - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/04/2010 à 16h46 par Jacques.


LES BIOCARBURANTS SOUFFRENT D'UN BILAN PLUS QUE MITIGÉ AU NIVEAU ENVIRONNEMENTAL

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Les biocarburants souffrent d'un bilan plus que mitigé au niveau environnemental

Après bien des années d'incertitudes et alors que le gouvernement français s'est maintenant massivement engagé dans la production de biocarburants (ou agrocarburants) pour le transport routier, l'étude finale* sur l'analyse du cycle de vie des biocarburants de 1ère génération vient enfin d'être rendue publique.

Le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable, et de la Mer, ainsi que le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture, et de la Pêche, conjointement avec l'ADEME et FranceAgriMer, ont lancé en 2009 une étude portant sur les analyses de cycle de vie appliquées aux biocarburants de première génération consommés en France.

Cette étude a été réalisée par BioIs sous l'égide d'un comité technique associant les professionnels des filières agricoles, des filières industrielles et des associations environnementales.

Cette étude s'inscrit dans les recommandations du Grenelle Environnement préconisant une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des biocarburants de première génération » (engagement n° 58).

De plus, la Directive européenne « Energies renouvelables » du 29 avril 2009 demande aux Etats membres d'incorporer dans les transports 10% d'énergies renouvelables produites de manière durable, avec pour critère une réduction de 35% des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux équivalents fossiles.

Enfin, cette étude répond aux nombreuses attaques dont font l'objet les biocarburants : en sus des questions économiques (tensions sur les marchés agricoles), éthiques (problème de la bonne utilisation des ressources agricoles), les biocarburants sont accusés de ne pas présenter les bilans environnementaux avantageux qu'on leur avait prêtés dans un premier temps.

Les réductions des émissions de gaz à effet de serre ne seraient pas si convaincants, les polluants émis par les véhicules les consommant plus que préoccupants, ils favorisent l'utilisation massive d'engrais et de pesticides et nécessitent des énergies fossiles pour les cultiver...

Cette étude éclaire de façon significative notre connaissance du bilan environnemental des biocarburants de première génération en France mais révèle également "l'extrême complexité du processus d'évaluation du bilan énergétique et environnemental, 'du puits à la roue', des biocarburants depremière génération."

Une complexité qui n'avait pas freiné l'entrain du gouvernement français lorsqu'il annonçait en septembre 2006 le lancement en France du Flex Fuel-Ethanol E85, "carburant de l'après-pétrole" Trois ans plus tard, l'E85 se fait encore bien rare aux stations mais depuis le lancement du SP95-E10 le 1er avril 2009, l'incorporation de 10 % 10% de bioéthanol dans l'essence s'est rapidement démocratisée.

L'étude conclut que "de façon générale, sans tenir compte des effets de changements d'affection des sols, les biocarburants produits en France (biodiesel et bioéthanol) affichent des bilans énergétiques et d'émissions de gaz à effet de serre plus favorables que ceux des carburants fossiles de référence : Essence SP95 (spécifications 2009) et Gazole (spécifications 2009).

La consommation d'énergie

L'étude de l'ADEME conclut que "pour l'éthanol de betterave, la consommation d'énergie non renouvelable du puits à la roue est inférieure de 52 % à celle d'une essence fossile. L'éthanol de blé et l'éthanol de maïs présentent des niveaux de réductions proches. Cette réduction atteint 85 % dans le cas de l'éthanol de canne à sucre."Pour le biodiesel, "les esters végétaux (EMHV) présentent des niveaux de réductions de l'ordre de 65 à 78 % par rapport au diesel fossile.

L'huile végétale pure offre même une réduction de plus de 80 % par rapport à la consommation d'énergie non renouvelable d'un gazole. Les esters d'huiles usagées (EMHAU) et de graisses animales (EMGA) présentent eux aussi des bilans très intéressants les situant à plus de 80 % de réduction."

Les émissions de gaz à effet de serre

Sans considérer les changements d'affectation des sols résultant de la mise en culture, les biocarburants affichent des bilans positifs par rapport aux carburants fossiles, avec des réductions allant de 24 à 91 % du niveau d'émission de GES."

Pour lire la suite cliquer sur "lien utile"

Source : notre-planète-info

Info sélectionnée par Jacques

Quoi qu'il en soit, comment peut on accepter que de la nourriture soit transformée en carburant ! Peut on encore se réclamer du genre humain avec de tels raisonnements !

 

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