Les biens communs de l'humanité en danger - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/03/2012 à 14h07 par Fred.


LES BIENS COMMUNS DE L'HUMANITÉ EN DANGER

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Les biens communs de l'humanité en danger

 

Titre initial :
Menace d'explosion de la plateforme Total : les biens communs de l'humanité en danger

 
Depuis le 25 mars, le géant pétrolier français Total fait face à une importante fuite de gaz sur sa plateforme Elgin, au large de l'Ecosse. Dans le même temps, James Cameron remonte du fond marin le plus profond connu de la croûte terrestre.

Entre découverte et destruction, Robert Calcagno, directeur général de l'Institut océanographique, rappelle la fragilité et la préciosité de nos écosystèmes marins.

Deux actualités coup sur coup viennent d'éclairer notre relation aux fonds marins, nous adressant dans un même temps une invitation et un avertissement.

Alors que James Cameron remonte tout juste du plus profond des océans, confirmant que la vie y est présente, un nouvel accident sur une plateforme offshore nous rappelle que l'exploitation des ressources des fonds marins n'est pas sans risque pour l'homme et pour l'environnement.

La technologie permet aujourd'hui à l'homme d'atteindre les plus grandes profondeurs, de remonter des images nouvelles, des échantillons de sédiments, d'eau, d'organismes vivants.

Les écosystèmes riches, diversifiés et extraordinaires des grands fonds - ils puisent leur énergie non de la lumière mais de processus chimiques - laissant espérer la découverte et l'utilisation de propriétés génétiques et biologiques insoupçonnées.

Cette même technologie permet aussi de repérer des gisements d'hydrocarbures sous plusieurs kilomètres d'eau, de sédiments et de roches, d'atteindre et d'exploiter ces gisements qui comptent parmi les derniers disponibles pour maintenir la production mondiale d'hydrocarbures.

Les dégâts peuvent être immenses

Le cas de la plateforme Elgin Franklin confirme toutefois, peu après Deepwater Horizon (plateforme pétrolière de BP située dans le Golfe du Mexique ayant explosé en avril 2010, ndlr), que répondre à ce type d'accident prend du temps, trop de temps.

Délai pendant lequel les dégâts sur l'environnement peuvent être immenses, sur des écosystèmes fragiles et très lents à se régénérer.

Elgin Franklin ne se situe qu'à 240 kilomètres d'Aberdeen. Après le Golfe du Mexique, c'est donc un haut lieu du pétrole et du gaz offshore qui est touché, dans les eaux d'un pays développé comptant parmi les plus anciens producteurs, là donc où l'on attend les plus hautes normes de sécurité.

Qu'en serait-il au large d'un pays en voie de développement ou un jour en haute mer ou encore dans l'océan Arctique, où les moyens de contrôle et d'intervention, la vigilance sur les accidents et leurs conséquences environnementales et la pression politique pour les prendre en charge sont nettement plus limités ?

 

 

Des biens communs de l'humanité

La technologie nous ouvre grand les portes de l'exploitation des océans, jusque dans leurs grandes profondeurs. Le potentiel énergétique, minéral, mais aussi biologique est immense et il n'est pas étonnant que l'homme cherche à valoriser 70% de la surface du globe.

La plus grande précaution est toutefois de mise et il convient de comprendre finement le fonctionnement d'écosystèmes riches et souvent fragiles avant d'envisager toute exploitation.

Il convient d'évaluer et de maîtriser l'impact de l'exploitation, tant en situation normale qu'en cas d'accident.

La connaissance des océans et en particulier des grands fonds demeure excessivement parcellaire et doit impérativement être développée si l'on entend exploiter raisonnablement l'immensité des fonds marins.

Saisissons le 30ème anniversaire de la Convention des Nations-Unies sur le Droit de la Mer en décembre 2012 pour renforcer le cadre de gestion des grands fonds. Seules les ressources du sous-sol sont aujourd'hui considérées comme biens communs de l'humanité.

Il est grand temps de mieux prendre en compte les écosystèmes, de la qualité des études d'impact à la mise en place d'aires marines protégées couvrant toute la colonne d'eau.

Souhaitons que la coïncidence de ce week-end nous fasse prendre conscience de la richesse des grands fonds marins mais aussi de leur fragilité face à l'excès de confiance auxquels notre capacité technique et notre appétit pour les ressources fossiles et minérales peuvent nous conduire.

 

Un article de Robert Calcagno, publié par leplus.nouvelobs.com

 

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Auteur : Robert Calcagno

Source : leplus.nouvelobs.com