Les biberons au bisphénol A bannis des crèches municipales - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 04/10/2009 à 17h03 par Jacques.


LES BIBERONS AU BISPHÉNOL A BANNIS DES CRÈCHES MUNICIPALES

  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Les biberons au bisphénol A bannis des crèches municipales

Information sélectionnée par Jacques

C'est quand même incroyable que le remplacement d'une dizaine de biberons demande autant d'effort ! Pourquoi utiliser des biberons au bisphénol A ? quelle idée saugrenue ? Un jour, peut-être, Areva fabriquera des biberons avec des déchêts radio-actifs pour nous prouver qu'ils ne sont pas nocifs !

Après des études publiées au printemps sur la possible nocivité des biberons au bisphénol A, la municipalité a décidé de les supprimer de ses neuf crèches et deux haltes-garderies. Ils sont aujourd'hui en passe d'être tous remplacés. C'est notamment le cas à la crèche municipale La Poussinière, à Moulins.

La crèche municipale La Poussinière à Moulins, a en quelque sorte été a l'avant-garde de la fronde contre les biberons au bisphénol A. « Dès qu'on en a entendu parler dans les médias, en avril, on a demandé la conduite à tenir à la ville », se souvient Sylvie Touzi, directrice de la structure. Très vite, la direction petite enfance prend la décision de bannir ce type de biberons des neuf crèches et deux haltes-garderies.

« Le 20 mai, des parents ont soulevé la question en conseil de crèche, continue Sylvie Touzi. Ils ont été rassurés de voir que nous avions anticipé. » À La Poussinière, les 30 biberons utilisés dans la section des bébés ont été remplacés dès le mois de mai. En tout, ce sont ainsi 170 biberons que la ville est en passe de changer, pour un coût avoisinant les 900 E.

« Cela s'est fait naturellement », assure Sylvie Touzi. « C'est le genre de choses qui ne sont pas polémiques du tout. C'est bien reçu », confirme Lise Daleux, adjointe au maire en charge des modes de garde. De fait à La Poussinière, la décision fait l'unanimité chez les parents.

« C'est rassurant, indique par exemple Marie-Juliette, maman d'une petite Zoé de 6 mois. On ne connaît pas vraiment l'impact que cela peut avoir. Mieux vaut appliquer le principe de précaution. » Odile, venue récupérer Alice, 6 mois, est du même avis. « Au tout début, j'amenais mes biberons en verre car je ne savais pas si, ici, ils étaient avec ou sans bisphénol. Dès qu'on m'a dit qu'ils étaient sans, je ne les ai plus amenés. »

On se demande malgré tout pourquoi une décision si radicale alors que l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) n'a pas conclu à un risque significatif et que le ministère de la Santé n'a même pas jugé utile de communiquer sur le sujet. Lise Daleux évoque elle aussi le fameux « principe de précaution » et souligne que « les parents ont fait part de leurs inquiétudes ».

« Ce sont des précautions, car le risque est pratiquement nul, concède Sylvie Touzi. Mais quand on a connaissance de ce genre de données, on ne peut pas faire comme si de rien n'était. » Au Canada, les autorités ont opté pour l'interdiction des biberons au bisphénol A. En France, seule la ville de Besançon a pris la même décision que Lille.

« On devance un peu les prescriptions de l'État. Cela entraînera peut-être une prise de conscience », veut croire Lise Daleux.