Les animaux nourris aux OGM se portent bien - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/12/2011 à 16h32 par Jacques.


LES ANIMAUX NOURRIS AUX OGM SE PORTENT BIEN

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Des chercheurs ont passé au crible 24 études toxicologiques récentes.

Les animaux durablement nourris avec du maïs, du soja, du riz, des pommes de terre et du triticale génétiquement modifiés se portent bien. Aussi bien en tout cas que ceux qui ont reçu une alimentation non OGM. Même au bout de deux ans, et même lorsque ce régime transgénique leur est administré sur deux à cinq générations successives.

Telle est la conclusion, somme toute rassurante, d'une vaste étude dirigée par la généticienne Agnès Ricroch (AgroParisTech, université Paris-Sud-Orsay) à paraître dans la revue Food and Chemical Toxicology, considérée comme «la» référence en la matière.

Pour aboutir à ce résultat, les chercheurs ont passé au crible 24 études américaines, japonaises, brésiliennes, italiennes et norvégiennes récentes, exclusivement réalisées par des laboratoires publics financés par des fonds publics, ce qui exclut a priori tout risque de conflit d'intérêts.

La moitié de ces travaux portaient sur des rats, des souris, des vaches laitières, des saumons et même des macaques nourris pendant une durée supérieure (jusqu'à deux ans) au délai réglementaire de 90 jours utilisé lors des tests toxicologiques préalables à la mise sur le marché des plantes ou des aliments OGM.

L'autre moitié a concerné plusieurs générations de vaches, moutons, chèvres, cochons, poules, pintades et, bien sûr, rats et souris. Les auteurs de ces 24 études ont recherché d'éventuels impacts toxicologiques sur la Casio des organes (coeur, foie, rein, cerveau, intestin, gonades, muscles...) et sur un très grand nombre de paramètres biologiques et histologiques. En vain.

L'impact de la transgenèse insignifiant

«Ces travaux ne révèlent aucun problème sanitaire lié à la consommation à long terme de nourriture dérivée d'OGM», souligne le biologiste Marcel Kuntz (CNRS/université Joseph-Fourier-Grenoble) et coauteur de l'étude. «On a beau chercher, on ne trouve rien, sauf des différences non significatives liées à la variabilité génétique ou biologique des animaux étudiés», renchérit Agnès Ricroch.

Du coup, faut-il allonger la durée de nourrissage des animaux au-delà de 90 jours pratiquée lors des tests d'homologation, comme le réclament certains opposants aux OGM au motif que ce délai, trop court, ne permettrait pas de déceler une éventuelle toxicité chronique?

«Non. Notre méta-analyse démontre que cet allongement n'apporterait aucune information supplémentaire, répond Mme Ricroch. Si aucun effet toxique n'est décelé pendant ce laps de temps de trois mois, recommandé au niveau international par l'OCDE et les agences sanitaires nationales et supranationales, il n'y a aucune raison d'en trouver d'avantage au-delà.

Sauf à complexifier inutilement la procédure déjà très lourde de l'homologation, notamment pour les start-up ou les PME, qui se retrouveraient davantage pénalisées vis-à-vis des grands groupes.»

Dans un article paru en février dans Plant Physiology, Agnès Ricoh, Marcel Kuntz et leur collègue Jean Bergé, décédé depuis, avaient déjà passé en revue 44 publications portant sur des analyses génomiques et protéomiques d'OGM destinées à visualiser l'expression de tous les gènes. Résultat: l'impact de la transgenèse est insignifiant.

«Il ne reste aujourd'hui plus d'espace scientifique pour craindre un risque sanitaire inhérent à la nature “génétiquement modifiée” des variétés commercialisées après évaluation des risques telle qu'elle est pratiquée», conclut Marcel Kuntz.

 

Un article de Marc Mennessier, publié par Le Figrao

 
Note de Jacques : Nous nous permettons de faire quelques remarques à propos de cette annonce en attendant la publication d'autres études qui ne manqueront pas de confirmer ou d'infirmer la conclusion de celle-ci.

Le temps d'observation de 90 jours peut paraître arbitraire aussi bien que deux années, alors que pour un médicament il faut plusieurs années d'observations avant qu'il soit commercialisé.

D'autre part, la raison invoquée pour justifier le court laps de temps nous paraît plus liée à des exigences commerciales que scientifiques. Ce n'est pas de la paranoïa que de le penser. On l'a déjà vu non ?

On nous dit que les animaux nourris aux OGM se portent aussi bien que les autres, mais pas mieux. Donc quel est l'intérêt de le faire si ce n'est favoriser le compte en banque des vendeurs d'OGM par ailleurs assez soucieux de privatiser le vivant et de rendre nos agriculteurs dépendants.

Et enfin, bizarrement cette annonce arrive juste après que le conseil d'Etat français ait annulé le moratoire sur les OGM ! Etonnant non ?

 

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Auteur : Marc Mennessier

Source : sante.lefigaro.fr