Les animaux, malades de la peste humaine - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/08/2009 à 09h48 par Isabelle.


LES ANIMAUX, MALADES DE LA PESTE HUMAINE

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Les animaux, malades de la peste humaine

Information sélectionnée par Isabelle

Les consommateurs de viande que nous sommes presque tous ne se doutent que très superficiellement de ce qui se passe dans les grands centres de production de viande en vue de sa consommation humaine, à savoir les usines à élevage intensif et les abattoirs dont le but est de fournir au marché des produits carnés.

Le consommateur, même le plus critique et le mieux informé, manque des informations lui permettant de se faire réellement une opinion fondée en faits vérifiés et irréfutables et donc en raison.

Pourquoi ce déficit en informations ? Parce qu'aucune institution publique ne souhaite réellement l'en informer !

C'est que la situation dans ces centres de production de viande est tellement grave qu'il faudrait une volonté politique pour transformer ce qu'il faut bien appeler une zone de non-droit en un espace juridique et éthique (rêvons un peu ...) de responsabilité et de respect envers les animaux.

Zone de non-droit qui s'accompagne, et c'est en cela qu'il faut la dénoncer, d'une quantité de violence jamais atteinte jusque là par l'homme à l'endroit des animaux : c'est la thèse que défend avec une précision inouïe et une rigueur impressionnante Jean-Luc Daub dans l'ouvrage important qu'il vient de publier : Ces bêtes qu'on abat. Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008).

La force et l'intérêt de ce livre résident précisément dans le fait qu'il s'agit d'une enquête digne de la plus grande rigueur sociologique : des descriptions très précises du fonctionnement de dizaines d'abattoirs visités pendant près de 6 ans. [...]

Un exemple, parmi des milliers d'autres, tiré de cette enquête exceptionnelle : que veut dire élever un animal dans ce que l'auteur n'hésite pas à appeler " les élevages intensifs et concentrationnaires" ?

"Ici, l'élevage ne consiste pas à mener à l'âge adulte, mais à faire grossir, à développer de la chair, à faire de la viande. L'animal n'est rien d'autre qu'une chose à produire de la viande. (...) La prise de poids est maîtrisée par la seule alimentation dans un contexte d'élevage où l'animal n'a aucune activité physique. Il est donc inutile de donner trop d'aliment, même si l'animal a encore faim, car il y a un seuil à partir duquel l'aliment se transformerait en graisse et non en viande; or ce qui est valorisé en "poids carcasse" à l'abattoir, c'est la viande."

C'est cette logique économique qui est à l'origine de la violence qui s'exerce sur les animaux que nous mangeons et qui se diffuse même dans les manières de mettre fin à leur existence : souvent, dans les abattoirs, en raison de la pression de la demande de viande, les employés commettent des actes horribles sans même s'en rendre compte en ne respectant pas les simples règles de mise à mort et de découpe de l'animal :

« En plus, les employés n'attendaient pas la fin de la saignée pour intervenir.

Alors que le sang coulait encore et à plein débit, ils découpaient les antérieurs, puis la tête.

A ce moment-là, les bovins n'étaient toujours pas morts.

On pouvait voir un employé qui avait du mal à couper les antérieurs, le bovin les retirait systématiquement et s'agitait. (...)

Le directeur et le président de l'abattoir m'ont dit qu'il fallait aller vite après l'étourdissement.

" Or, d'après le règlement qui organise le fonctionnement de ce type d'industrie alimentaire, en effet, les employés sont obligés d'attendre la fin totale de l'écoulement du sang avant de procéder à la découpe de l'animal, sans même parler de l'abattage rituel pratiqué par les sacrificateurs juifs et musulmans, souvent dans les mêmes abattoirs, où il est strictement interdit de procéder à un quelconque assommage de l'animal et où la saignée se fait pendant que celui-ci est en pleine conscience de lui-même !.

Et ce au plus grand mépris de la législation !... » [...]

"Cependant le consommateur est toujours prêt à pleurer sur la misère des animaux dits de boucherie, mais il semble incapable de vouloir vraiment la soulager puisqu'il continue à manger le produit de cette misère qu'est la viande.

Par contre, il est probable qu'il se donne bonne conscience en adhérant à telle ou telle association de protection des animaux.

Nous sommes responsables du sort des animaux par nos choix alimentaires et nos achats."

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