Les ambitieux défis de la médecine du futur - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/08/2013 à 13h50 par Fred.


LES AMBITIEUX DÉFIS DE LA MÉDECINE DU FUTUR

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Les ambitieux défis de la médecine du futur

 

ADN, nanotechnologies, implants cérébraux : les progrès de la technologie au service de la médecine semblent sans limite sauf sur le plan éthique...

Sélectionner le génome de son enfant, comme dans Bienvenue à Gattaca, le faire « pousser » en labo comme dans Le Meilleur des Mondes, puis le « bioniser » pour en faire « le plus fort, le plus rapide, en un mot, le meilleur » comme le proclamait L'Homme qui valait trois milliards... c'est aujourd'hui possible. Ou presque.

Les vertiges de l'ADN

Dix ans après le premier décryptage d'un génome humain en entier, les perspectives sont vertigineuses. Demain, pour quelques centaines d'euros, on pourra avoir la carte d'identité de ses gènes et se voir « prédire » le risque de maladie. C'est déjà le cas pour certains cancers. Mais pourquoi attendre l'âge adulte ?

Le séquençage à haut débit de l'ADN permettra aussi de détecter les anomalies génétiques du foetus de manière non invasive, en prélevant du sang maternel qui contient dès la neuvième semaine de grossesse des fragments d'ADN du futur bébé. La trisomie 21 pourra ainsi être détectée sans avoir recours à l'amniocentèse, examen à risques. Mais pourquoi attendre neuf semaines ?

Le 18 mai, Connor Lévy, premier bébé « génétiquement parfait », est né aux États-Unis : grâce à une nouvelle technique de fécondation in vitro (FIV), son génome a été passé en revue pour écarter les anomalies chromosomiques les plus connues. Cette sélection permet de réduire le taux d'échec très élevé des FIV : la nidation échoue dans 85 % des cas. Pourquoi alors prendre le risque de transférer l'embryon ?

 

 

L'ectogenèse dans des utérus artificiels devrait être possible dans une cinquantaine d'années, selon le biologiste Henri Altan. FIV, liquide amniotique de synthèse, placenta artificiel... les bébés seront « cultivés » en laboratoire, comme l'avait imaginé Aldous Huxley en 1932. Là encore, les meilleures intentions sont avancées : sauver de grands prématurés ou permettre à des femmes sans utérus de procréer. Mais la perspective fait froid dans le dos.

Infinie nanomédecine

Avant d'arriver à cultiver des êtres « parfaits », la technologie entend mieux nous soigner. D'abord en accélérant le diagnostic de certaines pathologies grâce, par exemple, à la spectrométrie de masse, qui caractérise la structure chimique des molécules en quelques minutes là où il faut parfois attendre 15 jours les résultats d'une mise en culture biologique.

Diagnostiquer un cancer dans un échantillon de sang ou d'urine devrait être une pratique courante dans moins de dix ans, selon le Pr Pierre Laurent-Puig (Université Paris-Descartes). Mises à profit dans le diagnostic avec des puces à ADN, les nanoparticules (1 milliardième de mètre) devraient aussi être utilisées pour conduire le médicament au coeur des cellules malades.

Des essais dans le traitement des sarcomes mous (étude NanoXray) donne des premiers résultats encourageants : des nanoparticules de dioxyde de hafnium sont introduites dans la tumeur afin d'augmenter l'efficacité de la radiothérapie. Lancée en février, l'étude NanoAthero vise, elle, à créer des nanoparticules pouvant délivrer un médicament stoppant le développement des plaques d'athérosclérose.

Ces biomatériaux ouvrent aussi la voie à une médecine « régénérative » pour réparer des tissus ou des organes endommagés. Des tétraplégiques ont pu retrouver l'usage de leurs membres grâce à des électrodes implantées dans la moelle osseuse et l'exosquelette de la société japonaise Cyberdyne devrait être utilisé dans des hôpitaux européens pour rééduquer des personnes victimes d'AVC ou de lésions de la moelle épinière.

 

 

A Grenoble, site pionnier de la stimulation cérébrale dans la maladie de Parkinson, le centre de recherche Clinatec doit démarrer des recherches sur d'autres applications des implants cérébraux. Ils pourront peut-être un jour guérir les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ou l'anorexie mentale.

Quant à l'oeil bionique – un implant destiné aux patients atteints de rétinite pigmentaire – il vient d'être validé par l'agence américaine des médicaments. Steve Austin, si tu nous regardes...

 

Un article de Sylvie MONTARON, publié par republicain-lorrain.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Sylvie MONTARON

Source : www.republicain-lorrain.fr