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Cette actualité a été publiée le 29/08/2009 à 01h48 par Michel Walter.


LES ALGUES: NOUVEAU PÉTROLE VERT

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Les algues: nouveau pétrole vert

Information recueillie par colibri Michel qui ne sait que penser de cette info

Les algues: nouveau pétrole vert

Pierre Veya

Les micro-algues sont de bonnes candidates pour produire des biocarburants et absorber les émissions de CO2 des centrales à charbon

Les algues malodorantes, dangereuses lorsqu'elles prolifèrent sans limitation sur les plages, sont la nouvelle plaie des Bretons.

Mais, bientôt peut-être, le nouveau filon du pétrole vert.

Non pas tant les laitues de mer qui s'échouent sur les bords de mer mais les micro-algues invisibles à l'oeil nu, celles que les scientifiques tentent d'apprivoiser pour en faire les biocarburants de 3e génération.

Sur le papier, ces organismes microscopiques ont tout pour plaire: les algues prolifèrent aussi bien dans l'eau claire que dans les eaux salées ou sales, se nourrissent de CO2 et de soleil et croissent à un rythme remarquable.

Contrairement aux plantes, l'essentiel de leur énergie est converti en lipides (graisse) et non en fibres.

A la fin des années 80, les Etats-Unis s'étaient lancés dans un vaste programme de recherche pour identifier les meilleures familles d'algues susceptibles de produire un pétrole vert de substitution en très grande quantité.

Avec le boom des biocarburants, la recherche sur les algues a non seulement repris mais plusieurs sociétés cotées ont flambé en bourse au début de l'année; certaines comme PetroAlgae voyant leur actions progresser de 16 000% avant de retomber comme un soufflé aux premières difficultés.

L'euphorie naïve des pionniers était à peine oubliée qu'une nouvelle annonce a provoqué, en juillet dernier, un petit raz de marée dans le milieu des algues où s'activent une cinquantaine de sociétés.

Le géant mondial du pétrole, ExxonMobil, qui contrairement à Chevron, Shell ou BP a toujours refusé le moindre pas significatif vers les énergies renouvelables, a confirmé se lancer dans l'industrialisation des biocarburants à partir d'algues.

Le pétrolier texan investira 600 millions de dollars en coopération avec Synthetic Genomics pour développer, tester et produire des biocarburants à partir d'algues photosynthétiques.

C'est l'alliance du baron de l'or noir avec le pape de la biologie synthétique Craig Venter. Leurs recherches visent non seulement à identifier les meilleures algues à huile mais aussi à recombiner leur usine moléculaire pour produire en quelque sorte des hydrocarbures à la demande.

Les compagnies aériennes rêvent déjà d'usines à algues produisant le kérosène vert de leurs avions. Des recherches fondamentales mais préliminaires laissent entrevoir la possibilité d'extraire directement de l'hydrogène à partir d'algues.

«C'est exact mais nos travaux montrent qu'une longue recherche fondamentale est encore nécessaire et devant nous», avertit Jean-David Rochaix, professeur au département de botanique et de biologie végétale de l'Université de Genève.

Actif dans un programme européen SolarH, Jean-David Rochaix considère que la production d'huile à partir de micro-algues est à un stade technique beaucoup plus avancé et offre de réelles perspectives dans un horizon de cinq à dix ans.