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Cette actualité a été publiée le 27/01/2011 à 21h30 par Tanka.


LES AGRICULTEURS SOUFFRENT DANS LA TOURMENTE

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Les agriculteurs souffrent dans la tourmente

Alors que la famine menace à travers le Monde, les paysans ont de plus en plus de malà valoriser leurs productions. Trois agriculteurs dressent le constat.

Christian Gloux, la cinquantaine, est installé sur cent hectares à Noyal-Pontivy. Sa production principale, le lait des 42 vaches prim'hostein, est complétée par des céréales, herbe et maïs.

Gilbert Le Jéloux, même âge, cultive des plants de pomme de terre bios à Neulliac et adhère à un groupement de vente.

Fabienne Glasson, elle, a quitté la ville pour les champs. Elle démarre une culture de plantes culinaires et petits fruits, sur 3,5 hectares à Bréhan.

Leur analyse de la situation des agriculteurs est pessimiste. Actuellement, quatre-vingts nations à travers le monde sont au bord de la crise alimentaire, affirmait récemment un observateur. « L'agriculture est capable de faire face à cette menace, pour peu qu'on lui en donne les moyens », estiment les trois Pontivyens.

Quels moyens ? « Une organisation des marchés garantissant la couverture de coûts de production moyenne et un revenu minimum pour le producteur.

Malheureusement, pouvoirs publics et organismes professionnels font l'impasse sur ces critères. Les produits agricoles sont devenus source de spéculation, au profit du grand capital. Les trusts financiers s'accaparent le marché mondial. »

Faillites et même suicides

Les prix à la production stagnent, quand ils ne régressent pas. Les coûts et les charges grimpent en flèche, fragilisant au maximum la situation financière de nombre de paysans moyens.

Désespoir, faillites et même suicides se rencontrent de plus en plus. Constat éloquent : « En 1985, le lait était payé 289 € les 1 000 litres, et 351 € en 2008. Une légère hausse est intervenue depuis, mais elle couvre à peine le prix de revient. »

En production porcine, le constat est encore plus alarmant. Seules les céréales sauvent la mise, cette année, à cause de la faible production. Mais, la spéculation s'en est déjà emparée.

Petite consolation pour les Pontivyens : « Deux jeunes se sont installés dans la région, grâce à la compréhension du propriétaire cédant.

Il a préféré la reprise directe à la vente des terres, bien plus rémunératrice. Un exemple qui mérite d'être suivi. »

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Auteur : ouest-france.fr

Source : www.ouest-france.fr