Le WWF approuve le soja Roundup Ready "durable" et s'accoquine avec Monsanto - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 14/10/2009 à 16h53 par Michel WALTER.


LE WWF APPROUVE LE SOJA ROUNDUP READY "DURABLE" ET S'ACCOQUINE AVEC MONSANTO

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Quel rôle jouent certaines ONG ? Depuis des années, les lobbies de l'agrobusiness s'activent dans les coulisses des négociations sur le climat !

Alors que la quinzième Conférence des Parties (COP 15) sur les Climats, organisée par les Nations Unies à Copenhague, approche, un nouvel accord doit être signé pour la période post-2012. Il est de plus en plus évident que l'agrobusiness essaye de tirer profit de l'énorme marché des crédits carbone. Sous le terme d' « agriculture de conservation », Monsanto et ses autres alliés des biotechnologies ont infiltré la FAO (l'Organisation pour l'Agriculture et l'Alimentation) et la Convention Cadre sur les Changements Climatiques des Nations Unies (UNFCCC) dans le but d'obtenir des crédits carbone pour l'agrobusiness.

La certification volontaire pour le soja Roundup Ready « responsable » sponsorisé par le WWF et une nouvelle méthodologie pour les Mécanismes de Développement Propre [1]] sont deux étapes importantes pour accéder à ce marché de trois milliards de dollars.

Article de Javier Rulli

Les propositions d'inclure l'agriculture dans les mécanismes de compensation du carbone s'appuyent essentiellement sur les changements de méthodes de labourage et la réduction des émissions de méthane et d'oxyde nitreux. Toutes ces méthodes sont regroupées sous le concept général d' « agriculture de conservation » qui se base sur trois principes : perturbation minimale et couverture permanente du sol, plus rotation des cultures.

C'est avec le consentement explicite de la FAO et de l'UNFCCC, que l'on retrouve sous le nom d' « agriculture de conservation », des méthodes culturales très différentes les unes des autres. En fait, ce label recouvre toute une série de systèmes allant de l'agriculture biologique jusqu'à l'agriculture industrielle des OGM avec « semis direct » (No-till en anglais ou « sans labourage ») . Ce label leur permet d'être certifiées comme durables et de prétendre ainsi à l'obtention de crédits carbone.

Le « semis direct » est une technique qui permet de ne pas labourer, ni de creuser le sol. Les graines sont semées en rayon. D'une façon générale, le semis direct est considéré comme une pratique favorable à l'environnement, qui accroît le taux de matière organique dans le sol et réduit son érosion. Par contre, dans le cas des monocultures industrielles de soja Roundup Ready, une partie de cette technique est utilisée en conjonction avec d'autres pratiques très préjudiciables pour l'environnement.

En fait, des crédits carbone pour le « semis direct » représenteraient un soutien économique massif pour les monocultures de soja modifié génétiquement (GM) en Amériques du Nord et du Sud et soutiendraient la promotion de ce type d'agrobusiness dans d'autres régions de l'hémisphère Sud.

Les monocultures de soja GM sont un modèle de production qui n'est en aucune façon durable. En Amérique du Sud, la production de soja de ce type est un des principaux facteurs de la déforestation, du changement d'affectation des sols, de la destruction de la biodiversité et des violations des droits humains. De plus, ces plantations sont à la base de l'industrie des aliments pour animaux qui est aussi une des principales causes des changements climatiques.

Le fait de labelliser cette agriculture comme « durable », simplement parce qu'elle implique moins de labourage, c'est tomber dans un réductionnisme absurde et aveugle. Le rapport « Agriculture et changements climatiques : problèmes réels et fausses solutions », publié en 2009, présente les principales propositions concernant l'agriculture, pour un accord sur le climat post-2012.

On y trouve un panorama d'informations sur l'impact réel qu'ont sur les climats, les pratiques agricoles actuelles et celles proposées pour l'accord après-Kyoto. Dans cet article, cependant, nous voulons nous concentrer spécifiquement sur quelques cas concernant les monocultures de soja.

Soja GM : contrôle chimique des mauvaises herbes et « semis direct » En Amérique du Sud, 41 millions d'hectares sont cultivés en soja. Une proportion croissante de cette culture utilise des semences modifiées génétiquement, les sojas Roundup Ready (RR) sous brevet Monsanto. L'Argentine, le Brésil et le Paraguay sont en tête de liste des 7 pays produisant du soja GM dans le monde.

Aujourd'hui, la méthode la plus utilisée avec le soja Roundup Ready est la technique du « semis direct ». Cette technique combinée à la tolérance à un herbicide conférée par transgénèse, a rendu possible l'expansion et l'intensification de la production, tout en réduisant les coûts de main d'oeuvre. La culture a pu être étendue à des sols sur lesquels il n'était pas possible de produire auparavant.

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