Le WWF annonce la découverte de plus de 1 000 espèces en Nouvelle-Guinée - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 27/06/2011 à 14h36 par Mich.


LE WWF ANNONCE LA DÉCOUVERTE DE PLUS DE 1 000 ESPÈCES EN NOUVELLE-GUINÉE

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Le WWF annonce la découverte de plus de 1 000 espèces en Nouvelle-Guinée

 

Dans le cadre de la célébration de son cinquantième anniversaire, le WWF vient d'annoncer via le rapport intitulé Final Frontier, la découverte de mille soixante espèces en Nouvelle-Guinée. Une biodiversité exceptionnelle mais menacée par les activités humaines.

La Nouvelle-Guinée, une île située aux confins de l'Asie et de l'Océanie au nord de l'Australie, est considéré comme l'une des zones les plus riches en terme de biodiversité dans le monde. Zones montagneuses, mangroves, récifs corralliens, forêt tropicale (NDLR : la troisième au monde après l'Amazonie et la forêt du Congo) sont autant de particularités de cette île à faible densité de population propices à l'épanouissement d'une vie sauvage particulièrement riche.

Si la Nouvelle-Guinée représente moins de 0,5% des terres du globe elle héberge 6 à 8% des espéces recensées dans le monde dont les deux-tiers ne se retrouvent que sur cette île.

Au cours de la décennie 1998-2008, mille soixante espèces ont été découvertes sur cette île exceptionnelle. On recense pas moins de deux cent dix-huit espèces de plantes, dont une centaine d'orchidées, quarante-trois reptiles, douze mammifères dont une nouvelle espèce de dauphin (la première découverte de ce type depuis plus de trente ans).

Ce sont aussi cinq cents quatre-vingts invertébrés recensés, cent trente-quatre amphibiens, deux espèces d'oiseaux ainsi que soixante-et-onze poissons dont une espèce de requin d'eau douce de deux mètres cinquante de long extrêmement rare.

La demande croissante en huile de palme met en péril les forêts

Le Dr Neil Stronach, représentant du programme du WWF dans l'ouest de la Mélanésie (trois grands groupes d'îles de l'océan pacifique au nord de l'Océanie), explique que ce nouveau rapport démontre formellement que les forêts et les rivières de Nouvelle-Guinée sont parmi les plus riches en matière de biodiversité au monde mais démontre aussi que les activités humaines peuvent mettre en péril cette richesse naturelle et qu'il faut la protéger.

 

 

« Les scientifiques ont trouvé une moyenne de deux nouvelles espèces chaque semaine sur dix ans », ajoute-t-il. Malgré ces bonnes nouvelles encourageantes, le Dr Eric Verheij, Directeur du WWF en Mélanésie, explique que les habitats naturels de Nouvelle-Guinée disparaissent à un rythme alarmant et que les forêts sont aussi les victimes de l'exploitation forestière, l'exploitation minière, le commerce de la faune, la conversion en terres agricoles et en particulier celle liée à la production d'huile de palme qui menace sérieusement l'ensemble des forêts tropicales de la planète.

Outre la déforestation et la mise en danger des espèces, ces pratiques libèrent d'énormes quantités de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère qui accélèrent le changement climatique. Des études indépendantes montrent qu'entre 1972 et 2002, 24 % des forêts en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) ont été défrichées ou dégradées par l'exploitation forestière ou l'agriculture dite de substitution.

Elles montrent aussi que le taux de déboisement des forêts accessibles à l'exploitation forestière industrielle est en hausse de 3,4 % par an, un taux beaucoup plus élevé que par le passé. La Chine, achèterait près de 82 % des exportations de bois annuelles de PNG, ce qui représente un volume total de deux millions de mètres cubes dont 70% seraient exploités illégalement.

Pour le Dr Susanne Schmitt, Responsable du programme Nouvelle-Guinée au WWF britannique, il est absolument nécessaire que les récifs, les forêts tropicales et les zones humides de Nouvelle-Guinée soient « gérées de manière durable pour les générations futures ». Un long chemin reste encore à parcourir, mais de bonnes nouvelles comme celles-ci démontrent encore une fois que les spécialistes oeuvrent chaque jour pour protéger les joyaux de la nature.

 

Un article de Stéphanie Hugot-Lusignan, publié par zegreenweb.com

 

Lien corrompu

 

Autres photos des espèces découvertes

 

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Auteur : Stéphanie Hugot-Lusignan