Le sursaut du cerveau "mourant" - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/08/2013 à 09h20 par mich.


LE SURSAUT DU CERVEAU "MOURANT"

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Le sursaut du cerveau "mourant"

 

Des chercheurs américains ont analysé l'activité cérébrale de rats juste avant d'induire, chez eux, un arrêt cardiaque. Elle est apparue particulièrement intense. Il s'agit, selon les scientifiques, de la première étude à analyser les effets neurophysiologiques d'un cerveau "mourant".

"ll s'agit d'une étude très intéressante menée par un groupe de chercheurs particulièrement compétents - que je connais bien d'ailleurs - et publiée dans une revue tout à fait sérieuse", a réagi d'emblée, à la lecture de l'étude américaine dont il avait déjà eu connaissance, le Dr Steven Laureys, du Coma Science Group au Centre du Cyclotron de l'Université de Liège, neurologue et Professeur de Clinique au Département de Neurologie du CHU de Liège, directeur de recherches au FNRS.

Que faut-il retenir de cette publication ?

Dans ces travaux, les scientifiques ont démontré que, chez le rat, lors d'un manque d'oxygène ou d'un arrêt cardiaque, avant que l'électro-encéphalogramme (l'activité électrique du cerveau) ne devienne plat, il y a une activité cérébrale importante qui se produit, donc juste avant la mort des rongeurs. Cette étude est importante dans la mesure où elle peut certainement nous aider à mieux comprendre chez l'humain ce qui se passe à ce moment précis qu'est le processus de mort.

Quels sont les éléments nouveaux que fait apparaître cette étude ?

Il ne s'agit certes pas de la première étude à s'être penchée sur cette question. Néanmoins, dans le cas présent, l'équipe a utilisé des outils très sophistiqués qui ont permis de prendre des mesures particulièrement pointues pour pouvoir mieux comprendre comment le cerveau se comporte lors de ce passage. Il est en effet très intéressant de voir qu'il y a un cerveau actif, bien connecté juste avant le moment où il n'a plus aucune activité électrique. Mieux documenter ce phénomène - qui reste sujet à controverse et forcément compliqué à étudier chez l'humain - est crucial.

Que dire des résultats de ces travaux ?

Ils démontrent qu'il existe bel et bien une sorte d'activité paradoxale importante avant le moment où le cerveau s'éteint. Ils montrent que cette activité est très proche de ce que l'on connaît lors de l'éveil. Et qu'elle n'est pas chaotique. C'est vraiment une communication entre les régions du cerveau qui est importante et proche de celle que l'on pense être déterminante pour la perception consciente, ce qui n'est sûrement pas sans intérêt.

Comment peut-on interpréter cette activité cérébrale particulièrement intense ?

Là, cela devient plus délicat. Qu'est-ce que cela veut dire au niveau du vécu subjectif du rat ? Il est difficile de parler de conscience chez l'animal. Quoi que, on peut quand même le faire et en tout cas constater que cette activité neuronale est bien présente. Par ailleurs, il existe des études très précises menées chez les primates et qui permettent de savoir ce qu'ils perçoivent ou décident lorsque, par exemple, on les fait pousser sur des boutons. Quant à donner un sens aux résultats de cette étude, cela reste difficile dans ce domaine où la conscience humaine continue à être un grand défi pour la science.

 

 

Comment peut-on définir une activité paradoxale ?

Lorsque l'on met des électrodes sur le crâne, on peut lire l'activité du cerveau du sujet. Quand il dort, cette fréquence devient beaucoup plus lente car le cerveau fonctionne au ralenti. Par contre, lorsque l'on rêve, le rythme s'accélère à nouveau. Il y a un réseau de communication - qui peut être quantifiée - entre les différentes parties dans le cerveau. On peut ainsi essayer de mieux comprendre la conscience et interpréter cette activité paradoxale qui est plus proche de la normale que ce que l'on pensait auparavant.

Au niveau des sensations, chez l'homme, que sait-on des minutes qui précèdent le décès ?

On ne sait justement pas grand-chose, puisque les personnes décédées ne sont plus là pour témoigner. C'est pourquoi il est important d'étudier les cas des personnes ayant vécu l'expérience d'une mort imminente. Il n'y a dès lors que les patients ayant survécu à un arrêt cardiaque qui peuvent nous rapporter ces histoires extraordinaires.

Il faut donc rester prudent...

Oui, certainement, tant que l'on n'a pas compris le corrélat neuronal de la conscience, c'est-à-dire comment le cerveau produit la conscience, il est difficile de lire dans les résultats de cette équipe ce qu'ils indiquent au niveau de la perception éventuelle de l'animal. Car certaines personnes restent avec cette ancienne vision selon laquelle l'homme est le seul être vivant à être conscient et l'animal n'aurait que des réflexes et aucune forme de conscience. Personnellement, je trouve cette vision dépassée et arrogante. Il est grand temps que l'Homme descende de son piédestal.

 

Un article de Laurence Dardenne, publié par lalibre.be et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Laurence Dardenne

Source : www.lalibre.be