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Cette actualité a été publiée le 12/03/2010 à 21h44 par Tanka.


LE SORT DU THON ROUGE, DOSSIER BRÛLANT DE LA CONFÉRENCE

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Le sort du thon rouge, dossier brûlant de la conférence

Une quarantaine d'amendements sont proposés à la quinzième conférence des parties de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites). Ils concernent pour la première fois un grand nombre d'espèces marines.

Thon rouge.

Monaco propose d'interdire le commerce international de cette espèce très lucrative menacée par la surpêche. Les Etats-Unis y sont aussi favorables. Au terme d'une longue bataille politique, la France a décidé de soutenir la proposition, avec une entrée en vigueur différée, tout comme l'Union européenne (UE). Le Japon, importateur de 80 % des stocks, a promis de "tout faire" pour s'opposer au classement à l'annexe I.

Requins.

Une dizaine d'espèces en déclin, dont le requin-marteau et le requin-taupe, exploitées pour leur chair et leurs ailerons, sont proposées à l'annexe II.

Coraux.

Les Etats-Unis et la Suède soumettent l'inscription du corail rouge et du corail rose, décimés par l'exploitation pour la fabrication de bijoux, à l'annexe II.

Eléphants d'Afrique.

La Tanzanie et la Zambie cherchent à obtenir l'autorisation de vendre, en une seule fois, les stocks d'ivoire prélevés sur les animaux morts naturellement depuis l'interdiction du commerce, en 1989. Cette proposition est combattue par les écologistes, qui redoutent que cette mise sur le marché crée un appel d'air favorable au braconnage. L'UE n'y est pas favorable. Un groupe de sept pays africains, mené par le Kenya, propose au contraire un moratoire de vingt ans sur tout assouplissement des mesures concernant l'ivoire.

Ours blanc.

Les Etats-Unis veulent l'interdiction totale de son commerce international. Le Canada y est opposé. La proposition ne fait pas l'unanimité parmi les défenseurs de l'environnement, pour qui l'ours blanc est surtout menacé par le réchauffement climatique, et non par le commerce.

Autres animaux.

L'Egypte et le Mexique cherchent à réduire les mesures de protection sur les crocodiles du Nil et de Morelet. A l'inverse, le Guatemala et le Honduras proposent l'inscription de quatre espèces d'iguanes recherchées par les collectionneurs.

Végétaux.

Madagascar demande l'inscription à l'annexe II de douze plantes endémiques. La Brésil et l'Argentine veulent réglementer le commerce du bois de rose et du "bois sacré", essences exploitées pour leur bois et la production d'huiles essentielles utilisées en parfumerie et en cosmétique.

Par Gaëlle Dupont - Source : lemonde.fr

Information recueillie par Tanka

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