Le Sommet de Copenhague selon Silvio Berlusconi - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 09/12/2009 à 16h49 par Jacques.


LE SOMMET DE COPENHAGUE SELON SILVIO BERLUSCONI

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Le Sommet de Copenhague selon Silvio Berlusconi

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Le discours des écologistes et des spécialistes du droit environnemental pose le développement durable comme un nouveau moteur de l'économie.

Le discours de Silvio Berlusconi vise au contraire le coût imposé par les normes du développement durable. Le Président du Conseil italien voit là un investissement sans grande possibilité de retour ou de mise récupérée.

L'Italie a conditionné son accord au paquet climatique européen à une clause permettant sa révision fin 2009, la semaine prochaine. Avec une mise en application en mars 2010.

Dans les faits, Berlusconi cherche des alliés (la Pologne, l'Allemagne) pour trouver un compromis qui n'affecte pas l'industrie.

“Nous ne voulons pas être les seuls à payer l'addition. Les autres pays qui émettent du CO2 doivent s'engager”.

Berlusconi a l'impression que les entreprises italiennes sont pénalisées. Elles doivent respecter des quotas qui plombent leurs finances alors que les pays du Tiers Monde ne feraient aucun effort. (argument maintes fois répétés ces derniers mois).

Silvio Berlusconi part donc à Copenhague avec l'idée de défendre ses entreprises. ”L'Italie ne doit pas être handicapée sur le plan économique dans son combat contre le réchauffement climatique“.

Mais avant de partir à Copenhague, Silvio Berlusconi a déjà obtenu “un permis de polluer“ pour les sites industriels italiens tandis que les entreprises européennes devront “payer pour polluer” par un système d'enchères en 2013.

Les écologistes de Greenpeace Italie et de Legambiente critiquent ouvertement cette politique individualiste qui ne prend en compte seulement le critère économique de la pénalité. “Il faut changer d'optique, penser au énergies renouvelables et ne plus penser au charbon et au gaz, ne plus penser à soi mais à une solution collective“.

Evidemment, l'éolien et le solaire sont les secteurs les plus en pointe dans le domaine de l'énergie propre.

Contrairement aux idées reçues, l'Italie est le 3ème producteur d'électricité solaire en Europe loin derrière l'Allemagne et l'Espagne.

Je vous renvoie au passionnant dossier de Thomas Nispola dans la revue Radici Sept/Oct 2009.

Thomas rappelle que la loi de finances 2007 (sous Romano Prodi) avait créé des incitations en faveur des économies d'énergie et encourageait aussi le recours aux énérgies renouvelables. Problème, ces subventions ont vité été détournées au profit de chantiers d'incinérateurs. (au passage, la construction d'incinérateurs est vivement critiquée par les professionnels de l'environnement qui plaide la mise en place d'un tri sélectif)

Les parcs éoliens eux aussi ont connu un essor considérable ces dernières années. Surtout dans les Pouilles, en Sicile et en Campanie. Avec là aussi des aides parfois disproportionnées.

“Grace aux subventions régionales et européennes, une installation éolienne devient rentable dès la deuxième année en Italie. C'est un véritable El Dorado avec un prix par kwH 3 fois supérieur à celui des autres pays européens,” dénonce Carlo Ripa di Meana, président d'une asso écologiste.

Un business simple. Les terrains sont loués une misère aux paysans du coin, on y installe des hélices qui vont amener des centaines de milliers d'euros de bénéfices et un système d'intermédiaire entre communes et entrepreneurs privés se met en place pour obtenir des commissions.

Pour une organisation comme la Mafia, l'odeur de l'argent se respire à tous les vents. 4 mandats d'arrêts ont déjà été lancés, 7 parcs éoliens d'une valeur de 153 millions d'euros placés sous séquestre dans une opération policière baptisée “Autant en emporte le vent” la semaine dernière.

Un constat : 900 éoliennes de plus de cent mètres de hauteur en Sicile et des milliers construites sur des terrains où il n' y a pas de vent.

Mais pourtant citoyens et associations ne désarment pas. L'éolien et l'électricité solaire dans un pays comme l'Italie qui dispose de ces ressources naturelles (soleil, vent) est véritablement une solution d'avenir.

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En tout cas Silvio Berlusconi n'ira pas à Copenhague pour plaider la cause des citoyens mais pour réclamer son permis de polluer, et démontrer à grands coups d'exemples sa politique de bonnes intentions : d'accord, il revient au nucléaire avec la construction de centrales (en dépit d'un réferendum voté il y 22 ans qui s'opposait au nucléaire) mais surtout, il mettra en avant que l'Italie soutient l'aide au développement de l'éolien et du solaire, ce qui permettra au passage de réclamer de nouvelles subventions... Sait on jamais !!!

L'écologie de demain, c'est surtout un vaste marché économique...

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