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Cette actualité a été publiée le 29/11/2010 à 16h12 par Tanka.


LE SOMMET DE CANCUN SUR LE CLIMAT S'OUVRE SANS GRAND ESPOIR

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Le sommet de Cancun sur le climat s'ouvre sans grand espoir

L'ONU cherche à donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique. A partir du lundi 29 novembre, jusqu'au vendredi 10 décembre, 194 pays se retrouvent à Cancun, au Mexique, pour la 16e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Ils vont ainsi tenter de parvenir à un accord visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre et tourner enfin la page de Copenhague, après l'échec de décembre 2009.

* Quel est l'objectif du sommet de Cancun ?

L'enjeu de cette 16e conférence, surnommée COP16, est le même que celui de la 15e qui s'était tenue à Copenhague : fixer les règles de l'après-Kyoto. Car le protocole à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adopté à Kyoto le 11 décembre 1997, qui prévoit de réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés de 5% au cours de la période 2008 -2012 par rapport à leur niveau de 1990, arrive à échéance fin 2012.

Entré en vigueur en 2005, il a été ratifié par 183 pays, à l'exception notable des Etats-Unis.

* Qui va participer aux négociations ?

Les délégations des 194 pays membres de la CCNUCC ont rejoint la station balnéaire mexicaine pour participer aux négociations qui se tiennent au centre des congrès et au Moon Palace, un complexe hôtelier en bord de mer. Mais cette fois, ce ne sont plus les chefs d'Etat et de gouvernement qui conduisent ces délégations, comme pour Copenhague, mais les ministres de l'environnement.

Selon les associations écologistes, cette organisation pourrait alléger la pression sur le sommet et faciliter les débats. Les négociations seront orchestrées par la Costaricaine Christiana Figueres, nouvelle secrétaire exécutive de la CCNUCC, qui succède au Néerlandais Yvo de Boer.

La délégation européenne sera menée par Joke Schauvliege, la ministre de l'environnement flamande, tandis que Nathalie Kosciusko-Morizet représentera la France.

* Quel avait été le bilan de Copenhague ?

Le 18 décembre 2009, après douze jours de négociations, la COP15 s'était soldé par un bilan des plus décevants : un accord non contraignant, signé par une vingtaine de pays.

Ce texte, qui n'a pas été adopté officiellement par l'assemblée générale, est loin d'être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées : s'il réitère la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la "coopération" pour limiter les émissions "aussi tôt que possible".

En France, comme partout ailleurs dans le monde, associations et partis écologistes avaient dénoncé cet accord a minima. Les Verts avaient parlé de "lamentable fiasco" , tandis que Nicolas Hulot se disait "consterné" et l'association Les Amis de la Terre "écoeurée de l'incapacité des pays riches à s'engager".

* Quels devraient être les principaux enjeux du sommet de Cancun ?

Les réunions multilatérales qui ont ponctué l'année pour préparer la réunion de Cancun, ont abouti à l'élaboration d'un texte de près de 70 pages comportant des centaines de "crochets" pour pointer les sujets qui font encore l'objet de désaccords.

Les sujets qui seront au coeur de Cancun pour tenter de faire avancer la négociation sont au delà des objectifs qu'il convient de se fixer pour limiter le réchauffement à 2°C et de l'avenir du protocole de Kyoto : la lutte contre la déforestation, les transferts de technologie pour accompagner les pays en développement dans leur transition énergétique, les mesures d'adaptation, le contrôle des efforts réalisés...

Un autre enjeu majeur réside dans le financement de la lutte contre le changement climatique. A Copenhague, les pays développés se sont engagés à fournir 100 milliards de dollars (75 milliards d'euros) par an aux pays les plus pauvres d'ici à 2020. Une partie significative de ces fonds devrait transiter par le Fonds vert.

Mais son architecture fait débat. Les pays en développement souhaitent qu'il soit rattaché à l'ONU, d'autres comme les Etats-Unis veulent lui donner plus d'indépendance et un rôle d'appoint aux fonds déjà existants. La question de l'origine de ces fonds se pose aussi : le groupe consultatif de l'ONU préconise des "financements alternatifs", comme des taxes sur les transports et les transactions financières. Les pays industrialisés se sont également engagés à verser 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012. Mais les pays en développement se plaignent de n'avoir pas jusqu'à présent vu la couleur de cet argent.

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Auteur : Le Monde.fr

Source : www.lemonde.fr