Le roi charbon contre Kyoto - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/10/2009 à 15h21 par Michel95.


LE ROI CHARBON CONTRE KYOTO

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Le roi charbon contre Kyoto

Information recueillie par Michel95

Il faut y aller "au charbon" Monsieur Obama !

Ce n'est pas gagné...

JEFFREY D. SACHS EST PROFESSEUR D'ECONOMIE ET DIRECTEUR DE L'INSTITUT DE LA TERRE DE L'UNIVERSITE DE COLUMBIA.

Le monde s'est engagé, avec la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique de 1992, à « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthro­pique dangereuse du système clima­tique ».

Pourtant, ces émissions n'ont depuis lors pas cessé d'augmenter.

Les Etats-Unis, en particulier, ont été les mauvais élèves en refusant de ratifier le protocole de Kyoto de 1997.

A l'approche du sommet de Copenhague de décembre, ils sont de nouveau au centre des préoccupations, en dépit des perspectives offertes au président Barack Obama.

Un an après la signature de la convention de Rio, Bill Clinton avait pourtant tenté de faire adopter une taxe énergie qui visait à réduire la dépendance des Etats-Unis à l'égard des énergies fossiles.

Son projet a non seulement échoué mais a aussi provoqué une violente réaction politique.

Son successeur, George W. Bush, a même rejeté le protocole de Kyoto.

Pour les Etats-Unis, tout se résume à un seul mot : charbon.

Pas moins de 25 Etats en produisent, générant des emplois, des revenus fiscaux, mais aussi une part énorme de leur énergie.

Les émissions de carbone par habitant dans les Etats producteurs de charbon sont bien plus élevées que la moyenne nationale.

Or le système politique américain a ses propres particularités.

Pour ratifier un traité international, il est nécessaire de réunir 67 voix de sénateurs sur les 100 de la Chambre haute.

Le Parti républicain, qui détient 40 sièges, compte dans ses rangs nombre d'idéologues décidés à empêcher toute initiative d'Obama visant à faire passer le protocole de Kyoto.

En outre, le Parti démocrate compte des sénateurs issus des états producteurs de charbon et de pétrole.

Pour éviter cette situation, il est pos­sible néanmoins de faire passer un projet de loi à caractère « national » (et non international) qui ne nécessite qu'une majorité simple dans les deux Chambres du Congrès.

Mais les opposants à une telle législation nationale peuvent encore s'y opposer en faisant durer les débats de façon indéfinie.

Les analystes politiques savent que les votes dépendront des convictions idéologiques de chacun des sénateurs, des habitudes de vote des Etats et de la dépendance des Etats au charbon par rapport à d'autres sources d'énergie.

Jusqu'à peu, beaucoup estimaient que l'Inde et la Chine seraient les principaux freins à toute négociation sur le changement climatique.

Mais la Chine a annoncé un ensemble d'initiatives ma­jeures dans les technologies solaires, de l'éolien, du nucléaire et de captage du dioxyde de carbone, pour réduire la concentration des gaz à effet de serre.

L'Inde, dont on a longtemps craint qu'elle gâcherait la fête, a déclaré qu'elle était prête à adopter un plan national d'action significatif pour emprunter la voie des énergies durables.

Ces initiatives mettent une pression grandissante sur les Etats-Unis.

Au moment où les nations émer­gentes démontrent leur volonté de parvenir à un accord global, le Sénat américain peut-il vraiment se présenter comme le dernier rempart ?

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